lundi 28 mars 2016

Colin Higgins, Harold et Maude


Présentation
"Cette histoire pourrait être une comédie d'intrigue dans la plus pure tradition, avec Harold en jeune premier, Maude dans le rôle de l'amante et Mme Chasen, la mère d'Harold, dans celui de l'opposante au mariage. Seulement voilà : cette pièce n'a rien de classique ! Harold est un jeune homme de dix-neuf ans à l'imagination débordante et... morbide ; Maude, sa bien-aimée, est une " princesse de quatre-vingts ans " anticonformiste et pleine de vie. Quant à Mme Chasen, c'est une bourgeoise à l'esprit étriqué qui, entre un brushing et une séance chez le psychanalyste, exerce une emprise tyrannique sur son fils. A la fois drôle et tendre, la pièce Harold et Maude est un hymne à la vie. Elle est adaptée du film à succès de Hal Ashby (1971, sur un scénario de Colin Higgins)."

Pourquoi je l'ai apprécié :


Cette comédie ne m'était pas inconnue, mais je ne l'avais pas lue. Puis, un commentaire dithyrambique m'a encouragée à y plonger mes yeux. Humour sombre : le jeune homme joue avec la mort. Pourtant on sourit en imaginant cette pauvre domestique horrifiée de voir un garçon pendu tandis que la mère l'ignore totalement puisqu'il s'agit, une fois de plus, d'une vaine tentative pour capter son attention, d'une mise en scène morbide.
Je ne suis pas adepte de l'humour noir et à vrai dire, à un moment donné, j'ai fermé le livre, déterminée à renoncer, d'autant que plusieurs cailloux déposés ici et là me conduisait à penser qu'il n'était pas le seul personnage à songer au suicide...
Face à ce jeune homme : Maude, une future octogénaire, débordante de vie, de malice, de bonheur de vivre, d'anticonformisme. Doucement, elle éveille Harold à la vie, à l'amour. Amour non conventionnel, bousculant les principes, les règles théâtrales. Originalité qui m'encourage à continuer. L'écriture est légère,la pièce finalement aussi et l'on se demande toujours ce qu'Harold ou Maude vont imaginer car ils se ressemblent dans leur excessivité, leur inventivité.
Le dénouement rétablit l'ordre habituel des choses en bousculant une fois de plus la morale. Il révèle alors un tout : la jeunesse est le commencement, la vieillesse conduit à la mort, non elle prépare à la renaissance. Le "carpe diem" a été transmis.

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