mercredi 30 mars 2016

Caroline Vermalle, L'avant-dernière chance



Présentation
" A Londres, lors du tournage d'une fiction pour la télévision, Adèle, une jeune stagiaire française, reçoit un texto totalement inattendu et absolument irréel : son grand-père, mort quelques jours auparavant, lui souhaite un joyeux anniversaire... Adèle se remémore alors les événements de ce dernier mois. Son papy, Georges, quatre-vingt-trois ans, les pieds plantés dans son potager, enraciné dans sa bonne vieille terre du Poitou, a subitement décidé de partir pour un tour de France avec son voisin et ami Charles, soixante-seize ans. Sa petite-fille a découvert leur projet et, inquiète pour la santé de son aïeul, lui a fait promettre de lui envoyer des nouvelles tous les jours par texto. Commence alors une drôle de correspondance, tendre et complice, entre le grand-père et sa petite-fille, qui ne se sont pas vus depuis dix ans. Ce beau récit, touchant et juste, mêle à la gouaille des dialogues l'émotion de sentiments qui peinent à se révéler."

Pourquoi je l'ai apprécié ?


C'est sur le blog d'Asphodèle que j'ai découvert celui-ci.
Roman tendre, apaisant. L'écriture simple et entraînante est l'écho parfait de l'histoire de Charles et Georges, deux amis qui ont choisi de faire le tour de France en voiture au lieu de continuer leurs parties de belote. Ici et là fusent de petits détails rappelant l'âge respectable des deux hommes, les petits maux apparaissant avec les cheveux blancs, jusqu'aux odeurs d'encaustique qui semblent fuser du livre.
Si j'appréhendais de découvrir un texte étouffé par les SMS (ce roman a été écrit dans le cadre d'un concours organisé par Bouygues Télécom-Métro et avait pour contrainte d'utiliser ce langage), il n'en fut rien. Georges tâtonne avant de pouvoir envoyer son premier message tronqué à sa petite fille, Adèle. Puis,  une fois qu'il a goûté à ce jeu, il en use et abuse et le lien oublié entre eux renaît alors, grâce aux SMS. Comment ne pas être touchée par la solitude esquissée du vieil homme avant ce voyage un peu fou, avant qu'il se rapproche des siens ? Quel bel hymne à l'amour familial... Des mots anodins peuvent tout changer... Bravo à Caroline Vermalle d'avoir ainsi su rappeler combien nos anciens pouvaient nous apporter, combien le temps passait lentement lorsque les années écrasent nos épaules tandis que l'isolement grandit...
Un véritable coup de coeur donc !

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