vendredi 5 février 2016

"Mon enfant ne veut pas travailler", qu'est-ce que je fais ?

mon enfant ne veut pas travailler

    Chez vous ce n'est pas un chat mais un enfant et franchement vous avez l'impression qu'il faudrait passer votre temps à le dorloter, à le massouiller mais que lui n'a rien envie de faire ! Il grogne, il repousse ce que vous avez prévu qu'il fasse, il se fâche, il se bloque et ça vous stresse ! 
Alors pourquoi ?  Et comment réagir ?

1/ La fatigue

  Comme expliqué dans cet autre billet ("Cet enfant qui n'écoute jamais"), l'enfant peut avoir plusieurs raisons de ne pas vous écouter, d'a priori ne pas vouloir apprendre.

fatigue enfants

   Selon Jean-Luc Aubert et d'autres spécialistes de l'enfance des rythmes réguliers sont importants pour l'enfant, heures régulières de coucher et de repas en particulier pour les plus jeunes.

   Mais il importe également de tenir compte de la fatigue liée à la baisse de luminosité, au froid contre lequel l'enfant doit lutter. A cette époque de l'année c'est particulièrement vrai. Une cure de sorties extérieures et/ou de vitamines en particulier vitamine D et C peuvent ne pas être inutiles. Certaines écoles parallèles ou familles instruisant leurs enfants optent pour une pause hivernale d'un mois ou presque, ici nous ne pratiquons pas une pause aussi longue mais janvier et février sont allégés, mes propositions sont moins nombreuses. Durant 4 semaines de 4 jours, je propose des activités, puis il y a une semaine sans propositions et de nouveau 4 semaines avec propositions suivie d'une semaine de pause.


   En outre, certains enfants, les enfants à profil particulier sont également plus fatigables que les autres. Face à certains exercices, certaines situations, ils doivent mobiliser énormément d'énergie par conséquent ils fatiguent beaucoup plus vite. Ne sous-estimons pas cette fatigue. N'oublions pas d'en tenir compte dans nos propositions, d'adapter ces propositions à l'enfant. Parfois une approche radicalement différente diminuera cette fatigue, parfois elle la fera disparaître ! Pour trouver des moyens d'apprendre autrement, n'hésitez pas à consulter ma rubrique "Apprendre avec bonheur".
  
   D'autre part les enfants grandissent, une forte poussée de croissance physique engendre une fatigue accrue. Les changements intérieurs sont également fatigants et c'est en particulier vrai au début de l'adolescence où le corps et l'esprit des jeunes sont particulièrement chahutés. A la maison ça s'est traduit par un besoin réel de moins étudier. A priori les filles étaient moins actives, en réalité elles commençaient à apprivoiser leur nouveau moi. Pendant cette période j'ai donc beaucoup moins proposé et elles ont très peu étudié. Lorsque je les ai senties moins bougonnes, moins épuisées, je leur ai proposé de retrouver notre rythme habituel et il n'y a eu aucun problème de "niveau".

N'oubliez pas : face à la fatigue nous sommes tous les mêmes, il est beaucoup plus difficile de s'auto-motiver, plus difficile de se concentrer alors n'hésitons pas à nous accorder une pause et éventuellement un changement d'air ! ☺

mon enfant ne peut pas travailler

2/ Une cause psychique

   Perturbé par un évènement extérieur, un moment familial ou personnel difficile, l'enfant peut avoir besoin de temps pour digérer cet évènement, pour se sentir mieux. Exprimer ce qu'il ressent en dessinant, chantant, écrivant peut lui permettre de mieux traverser ces moments. Il peut aussi avoir besoin d'hiberner un peu, de se replier sur lui-même. Chacun de nous ne réagit pas de la même manière, le tout est de l'observer discrètement afin de vérifier que le chagrin ne dure pas trop longtemps et ne prend pas alors une place trop importante.

  En raison de son profil particulier, l'enfant peut se trouver bloqué dans ses apprentissages soit parce que l'anxiété fait partie de son mode de fonctionnement et qu'il doit apprendre à la gérer (en particulier enfants autistes et enfants à haut potentiel), soit parce que l'anxiété est la conséquence de ses difficultés. Essayons de le rassurer sans l'angoisser plus encore. S'il a des difficultés, soyons positifs, je crains fort que les paroles définitives "tu n'y arriveras jamais", "ça sera toujours trop dur pour toi" aient pour effet de le démotiver et de lui faire perdre confiance en lui. Ce n'est pas pour rien si j'insiste si souvent sur le fait de ne pas s'affoler trop vite lorsqu'une difficulté est rencontrée. Abordée avec patience, en donnant du temps au temps, avec une autre approche, bien des difficultés disparaissent spontanément, inutile d'ajouter l'angoisse d'une difficulté durable qui en fait n'existe pas. De son côté un enfant avec un profil particulier traverse plus de difficultés, mais difficultés ne signifie pas incompétence et l'enfant aura toujours d'autres compétences, valorisons celles-ci et rassurons-le : les limites sont faites pour être repoussées alors croyons en lui.

   N'oublions pas également que les enfants sont de véritables éponges, ils ne savent pas forcément pourquoi mais ils se sentent fréquemment angoissés lorsque nous-même nous sommes angoissés. Or si un enfant mobilise toute son énergie à lutter contre l'angoisse, soit parce qu'elle est la sienne, soit parce qu'elle emplit tout l'espace à côté de lui, il a moins d'énergie pour se concentrer sur ses apprentissages. Ne culpabilisons pas mais essayons d'apprivoiser notre propre angoisse pour ne pas angoisser notre enfant.
 

 3/ Trop de contraintes

  Le système scolaire ne convient pas à tous les enfants, reproduire le modèle de l'école à la maison peut donc produire le même effet : un découragement, une démotivation, une absence d'intérêt et par conséquent un refus d'étudier. A vouloir trop bien faire parfois nous décourageons nos enfants malgré nous et c'est dans les moments où j'ai oublié de prendre le temps que mes filles ont été les plus démotivées, les moins concentrées. C'est dans ces moments là qu'il y a eu des tensions entre nous. 
Depuis que nous pratiquons les apprentissages choisis, ces moments là n'existent plus sauf lorsque tout à coup je m'imagine encore être leur professeure et que mes attentes ne correspondent pas à leur rythme ou mode de fonctionnement... 


contraintes scolarité

   Finalement la peur de perdre du temps en fait perdre... 
La question est alors : faut-il renoncer au formel ? 
Pourquoi y renoncer si cet outil convient à votre enfant et qu'il est important pour vous ? Par contre modifier votre approche peut changer vos relations et le désir de votre enfant de s'impliquer. 
- Aussi je vous conseille dans un premier temps de faire une petite pause afin d'abaisser le niveau de stress de tout le monde. 
- Puis en tant que parent réfléchissez à ce qui importe pour vous. Pour quelle matière, quelle compétence êtes-vous prêts à offrir plus de liberté ? 

- Discutez avec votre enfant : qu'est-ce qui ne lui convient pas et pourquoi ? Peut-être ne saura-t-il pas le formuler précisément, mais vous pourrez essayer de comprendre à partir de ses mots et de ce que vous observez.
- Ensuite vous pouvez réaliser un tableau présenté de la manière suivante :
 Mes besoins et contraintes- Tes besoins et contraintes
Mes solutions - Tes solutions
Essayez de tenir compte de ses réponses pour parvenir à un compromis qui vous conviendra. Acteur de ses apprentissages, l'enfant s'investit davantage. ☺
Par exemple à la maison l'une de mes filles détestait les maths mais je tenais absolument à ce qu'elle les étudie lorsqu'elle était plus jeune, je lui ai donc expliqué qu'il était important pour moi qu'elle ait des bases afin de savoir gérer son budget, acheter ce dont elle aurait besoin, etc. Puis je lui ai proposé différents supports. Finalement ce sont les jeux, sites Internet et manipulations qui lui ont convenu. Pour me faire plaisir et en vue du contrôle elle complétait parfois des QCM et quelques exercices sur un support choisi ensemble. Elle a acquis les bases mathématiques.

    N'hésitons pas également à le laisser créer, choisir des projets personnels. Totalement acteur, le manque de motivation disparaîtra, l'enfant s'investira davantage.  Si l'enfant ne s'intéresse pas à ce que vous lui proposez, intéressez-vous à ce qui l'intéresse. Un certain nombre d'enfants se trouveront encore plus motivés pour explorer plus encore cet intérêt et pour communiquer autour de celui-ci avec vous, d'autres pourront avoir besoin que vous les encouragiez. Attention cependant si un projet personnel peut être encouragé, il ne s'agit pas de le transformer en projet imposé, l'enfant est libre de le mener comme il veut et de l'interrompre quand il veut.

  Enfin n'oublions pas que l'enfant a besoin de moments libres, de moments pour s'approprier ce qu'il a appris. Pour mieux le réaliser je reprendrai l'image d'un petit garçon rencontré qui expliquait qu'on avait tellement poussé pour mettre des choses dans sa tête qu'il avait l'impression qu'il n'y avait plus de place. Une fois encore prenons le temps, laissons-le apprendre à son rythme. ☺

4/ Besoin de vous, besoin d'être avec vous

besoin parents
  En dehors des raisons précédemment citées, d'une possible opposition liée au profil particulier de l'enfant ou bien d'un conflit entre vous, l'enfant peut également ne pas s'investir, sembler ne rien faire, ah si probablement se disputer. En effet l'enfant est rarement inactif, s'il n'apprend pas, s'il n'expérimente pas, s'il ne joue pas, s'il n'a pas une occupation qui lui plait, il peut s'exprimer par des chamailleries incessantes. Garçons ou filles, petits ou grands, ils peuvent tous être concernés et ici comme ailleurs, j'ai droit à ces doux moments où les expressions désagréables fleurissent et où, plus jeunes, les tirages de cheveux me crispaient les oreilles et me faisaient craindre qu'elles ne deviennent violentes (ce ne fut heureusement pas le cas et elles ont appris à communiquer sans geste violent) !

  Mais alors comment réagir ?
S'il y a dispute, la première réponse est de chercher à comprendre pourquoi. Souvent la fatigue est en cause. Parfois l'enfant a l'impression de ne pas avoir de vraie place, impression d'être moins important pour nous, parfois il cherche à tester nos limites en particulier s'il nous sent vulnérable.
Les premières réponses seront donc du repos et rassurer l'enfant.
Si nous trouvons du temps pour l'enfant qui doute, si nous lui accordons des moments privilégiés, des moments de jeux ou bricolage en famille et des moments en tête à tête, bien des conflits sont alors désamorcés.
Parfois l'enfant a l'impression de ne plus avoir d'espace vital, les grands sont capables de s'en apercevoir et de partir ailleurs alors que les petits identifient parfois difficilement ce besoin, ils se cherchent, s'insultent et quelquefois se frappent, faute d'avoir les mots pour s'exprimer. Encourageons-les à être sans leur frère ou soeur de temps à autre.
Encourageons-les à s'exprimer: qu'est-ce qui ne va pas ? pourquoi sont-ils aussi furieux l'un après l'autre ? Souvent il s'agit d'un non-dit, de l'impression que l'autre ne respecte pas ses besoins ( besoins de créer une tour, de jouer tranquillement, de chanter, etc.)?

  L'ennui peut également être en cause : faute de savoir comment s'occuper l'enfant tourne en rond, il semble ne plus vouloir apprendre, ne plus savoir comment s'investir alors il se chamaille ou il erre comme une âme en peine. 

  D'autre par, je ne suis pas persuadée que tous les enfants savent spontanément s'occuper seuls. Tous les enfants ne grandissent pas au même rythme, ils ne sont pas tous autonomes en même temps. De plus je pense qu'ils aiment sentir que nous sommes là jusqu'au moment où ils nous font comprendre qu'ils peuvent se passer de nous pour ceci mais pas pour cela avant de nous signifier que notre rôle de parent est accompli et avant de s'envoler. 
Pour ma part, je pense en effet que les enfants et les jeunes ont besoin de sentir notre intérêt, c'est pourquoi je ne me contente pas d'attendre et je propose. De cette manière mes filles sentent que je suis à leurs côtés, cela ne les a jamais empêchées d'être autonomes pour d'autres apprentissages. Ainsi aujourd'hui M. gère absolument seule son apprentissage du chinois et du vietnamien et L, son apprentissage du droit par exemple. 
Mais elles ont besoin de moments où elles savent que je cherche pour elles, que je m'intéresse totalement à elles, à ce qu'elles font. Elles aiment que je leur propose des idées susceptibles de les intéresser. Elles apprécient également que je m'assois à leurs côtés et qu'à trois ou à deux, nous apprenions ensemble. 

18 commentaires:

  1. Billet qui fait bien le tour de la question, je l'ai déjà vu avec mes enfants...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Valérie pour ton passage ici et ce commentaire. :) Bonne journée !

      Supprimer
  2. Super article qui répond à beaucoup de mes questions en ce moment!! ça tombe à point!! Merci!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tant mieux s'il t'est utile ! C'est l'objectif. :) Bonne réflexion et bon repos sans doute ! :)

      Supprimer
  3. Merci à toi :) J'aime beaucoup ce joli tour d'horizon de la question. Avec deux filles "différentes" à la maison, je ne peux que m'y retrouver...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bon week-end à toi et ta petite famille !

      Supprimer
  4. Merci pour ce billet très complet ! Ca m'impressionne que tu aies su lâcher beaucoup de lest au début de l'adolescence.... ça doit être un peu stressant ! Et du coup cette période a duré combien de temps ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour l'aînée j'étais plus angoissée, normal c'était la première. :) C'est à ce moment que nous avons opté pour les apprentissages choisis en fait. Avant je proposais mais il m'arrivait d'imposer certains apprentissages. Et puis à l'adolescence j'ai senti un grand changement s'opérer, elles avaient besoin d'être plus active dans leurs apprentissages, besoin de choisir, de se prendre en main. Mais avant il y avait la fatigue, le fait de ne plus reconnaître son corps. Pour l'aînée c'est allée assez vite, quelques semaines, deux ou trois mois peut-être, par contre elle a cessé de faire des maths imposés à ce moment là. Pendant quelques temps elle a continué de réaliser quelques exercices ici et là puis plus rien.
      Pour la cadette ça a été plus long, l'adolescence l'a beaucoup fatiguée. Cela a pris plusieurs mois où elle a très peu étudié de manière formelle, par contre elle a dévoré des livres les uns après les autres, une véritable boulimie ! A un moment donné je me suis même dit que c'était peut-être un peu trop, mais elle en avait besoin.
      Aujourd'hui elle lit toujours énormément mais n'en a plus autant besoin et en tout cas elle est pleinement active dans ses apprentissages.
      Bon dimanche !

      Supprimer
  5. super billet qui fait du bien quand on doute !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci pour ton retour :) Bon dimanche !

      Supprimer
  6. Tu parles de tous les aspects qui peuvent conduire au désintérêt pour les apprentissages (et le reste aussi) et c'est bien de dire que l'école à la maison n'est pas non plus épargnée par ça !

    Après effectivement, tout dépend des profils mais ces moments-là, on connait aussi...

    Bon dimanche. Valérie

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai essayé... entre-temps j'ai encore pensé à une petite partie que j'aurais pu ajouter, mais j'écrirai prochainement un article à ce sujet. :) Et puis je pense que malgré tout les principales causes d'un désintérêt sont citées.
      Très bon dimanche !

      Supprimer
    2. Merci merci. J'instruis mon fils de 9 ans, en CM1 via des cours par correspondance, depuis novembre dernier et suis toujours en phase de tâtonnement. Le choix des cours par correspondance me convient car il me rassure. Mon loulou passe souvent par des phases de refus, comme celle rencontrée il y a deux jours, et c'est parfois difficile à accepter pour moi. Vous lire m'apporte des pistes de réflexions. Il est précoce et nécessite une approche spécifique. Je garde votre blog dans mes favoris. Merci !

      Supprimer
    3. Heureuse d'avoir pu vous aider un peu sur votre chemin de la parentalité. :) Très bonne journée à vous !

      Supprimer
  7. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonsoir,
      "je commence l'IEF avec beaucoup d'espoir" : quel espoir? Celui que votre fille apprenne avec bonheur ou celui de prendre un peu d'avance sur le programme ? Ne répondez pas ici, je ne vous pose pas la question pour vous juger mais pour que vous puissiez vous interroger. :)
      Si vous espérez que votre enfant prenne de l'avance, vous risquez d'être déçue car un enfant ne peut donner que ce qu'il a et ce qui lui correspond, or votre petite fille ne semble pas prête à entrer dans des apprentissages formels. Ceci dit, ça ne veut pas dire que tout à coup tout ne peut pas se débloquer et qu'elle avance alors plus rapidement que ce que vous pensiez.
      En revanche si vous souhaitez développer son bonheur d'apprendre, je pense qu'il serait profitable à vous deux de ne plus anticiper/attendre y compris attendre qu'elle prenne plaisir à apprendre...
      Elle n'a pas encore 4 ans et pas envie de faire des fiches, je vous assure que ce n'est pas grave. Pour vous donner un exemple concret, ma fille cadette n'est pratiquement pas allée à l'école avant le CP, elle a réclamé deux petits cahiers au niveau GS, un en maths, l'autre en français qu'elle a complétés quand elle le voulait, si elle le voulait. Avant je me contentais de répondre à ses demandes et à 5 ans elle savait lire et même faire des opérations à plusieurs chiffres parce qu'elle est une zébrette mais aussi parce qu'elle était prête.
      Si avant ses 4 ans j'avais insisté pour des fiches, je crois bien que j'aurais risqué de la détourner de cet appétit d'apprendre qui ne l'a jamais quittée.

      Je ne vous écris pas tout ceci afin que vous culpabilisiez parce que j'imagine la pression que vous ressentez, la peur de ne pas y arriver.
      Mais honnêtement je ne vois pas l'utilité d'identifier son prénom si l'enfant ne sait pas lire... Selon moi, il apprend alors à jouer les perroquets... car un enfant qui reconnait son prénom mais ne sait pas à quoi ça correspond ne fait rien d'autre que répéter un geste/un mot en l'occurrence... Des enfants identifient ainsi leur prénom à 4 ou parfois 3 ans et ne savent pourtant pas lire à 7 ans... Ne vous figez pas sur ce qui se fait à l'école, demandez-vous ce qui fait sens.

      Vraiment je vous conseille de jouer avec elle, semer des indices ici et là, installez par exemple des lettres magnétiques sur votre frigo (jusqu'ici je n'ai jamais vu un enfant qui y résiste sur la durée), tout à coup vous serez surprise d'entendre votre fille s'exclamer "ça c'est un A".
      L'instruction en famille, cela peut être une véritable remise en question de nos certitudes, il faut souvent "se déscolariser", ça ne signifie pas que les apprentissages formels seront impossibles, mais elle est encore bien jeune et comme la quasi totalité des enfants de cet âge, elle a surtout besoin de jouer. :)
      Bonne soirée à vous :)

      Supprimer
    2. Bonsoir,

      Merci pour cette reponse precise et pleine de Vérité!
      en effet vous avez totalement raison
      je me rends compte qu'en ayant entrepris le choix de l'IEF j'en ai oubliée le plus important des détails c'est que je n'avais pas la pedagogie des enseignants qu'est la PATIENCE et etant la maman, je m'attends effectivement à des résultats rapidement alors que c'est impossible! et effectivement j'ai besoin de me déscolariser!!!
      je reste attachée à ces clichés de la réussite de l’école via l’école via la norme et étant une fervente du hors norme c'est très contradictoire.
      Des appréhensions de l'inconnu, la réussite dans la société pour s’en sortir disons...toujours dans nos éducations qu'il est difficile de retirer.
      c'est tout nouveau pour moi je patine un peu mais avec le temps, il me manque la méthodologie surtout je pense et en demandant autour de moi j'apprendrais! )))

      Vous avez une très belle manière de dire les choses
      MERCI !

      Supprimer
    3. Merci pour votre retour. :)
      Il n'est pas facile de quitter la norme omniprésente. :)
      Quant à la réussite liée à l'école, ce ne sont pas toujours les premiers de classe qui s'en sortent le mieux. :) En revanche s'impliquer dans ce qu'on fait et avoir confiance en soi sont certainement des outils indispensables pour mieux rebondir dans notre société où travailler n'est pas toujours facile.
      Très bonne déscolarisation ! ;)

      Supprimer