mardi 5 janvier 2016

Dyspraxie et Dysgraphie, comment les identifier ? Comment accompagner un enfant dyspraxique ou dysgraphique ?



Dyspraxie

 La dyspraxie ou Trouble de l’Acquisition de la Coordination (TAC) est un trouble neurologique.  En réalité on devrait parler de dyspraxies au pluriel puisqu’il est possible d’être affecté par une ou plusieurs formes de dyspraxie. Leur point commun est la difficulté pour planifier, coordonner et automatiser certains gestes, cela se traduit par des troubles de la coordination visuels et/ ou des muscles et des articulations. Régulièrement les personnes dyspraxiques sont taxées de maladresse alors qu’il s’agit d’un trouble neurologique. 
    Comme pour toutes les dys, la dyspraxie est un trouble durable
La dyspraxie peut prendre différentes formes :

  • Dyspraxie constructive : difficultés à assembler (bricolages, puzzles, légos, etc.)
  • Dyspraxie visuo-spatiale : difficultés dans l'organisation du geste et le repérage spatial.
  • Dyspraxie non constructive : difficultés dans la successivité et la séquentialité des gestes.
  • Dyspraxie idéatoire : difficultés à utiliser les outils.
  • Dyspraxie idéo-motrice : difficultés à mimer, à réaliser des gestes symboliques et à imiter des gestes.
  • Dyspraxie de l’habillage : difficultés à enfiler les vêtements, à les disposer dans le bon sens, etc.
  • Dyspraxie oro-faciale : difficultés à articuler, souffler des bougies, etc.

Dans un fichier de 6 pages (téléchargeable ) vous trouverez également les rubriques suivantes
- Hypersensibilité et douleurs chez les enfants dyspraxiques
- Des livres
- Quelques liens
- Des améliorations possibles ? 
- Des activités ou aménagements pour lutter contre certaines difficultés.

Ici vous retrouverez un fichier de 104 pages (mais très peu de textes par page, fichier clair) de Bernadette Huguenin, ergothérapeute : "Faciliter la scolarité de l'enfant dyspraxique". 
Et là, sur dysmoi, un excellent article sur la dyspraxie. 
Sur Facebook vous pourrez retrouver la Fédération Dyspraxique mais fantastique ainsi qu'un groupe Association Dyspraxique mais fantastique


Dysgraphie 
 Dysgraphie : difficultés pour écrire (vitesse et/ou qualité),  écrire se révèle douloureux psychologiquement et physiquement.  
  Bien des enfants ne savent pas comment positionner main, bras, feuille ou tête sans être dysgraphiques. De mauvaises positions peuvent entraîner des douleurs, les modifier sera donc indispensable pour un mieux-être. 
Par conséquent ne vous inquiétez pas trop vite, quelques exemples de non dysgraphie :
- S. écrit mal. Il est pressé, n'aime pas l'école, il veut jouer, il adore courir, s'amuser, bricoler, mais les lignes d'écriture lorsqu'il était petit, les punitions avec les mots à copier l'ont dégoûté de l'acte d'écrire. Après lui avoir demandé pourquoi il ne s'appliquait pas davantage puisque ses notes en étaient affectées, il a répondu qu'il n'avait pas envie et que l'école, ça ne servait à rien ! S. n'est vraisemblablement pas dysgraphique, il est capable de bien écrire s'il le veut, il peut même être particulièrement soigneux, il l'a montré dans des situations intéressantes pour lui (hors contexte scolaire), il n'a pas mal en écrivant, il a seulement eu un premier mauvais contact avec l'écriture et est entré en conflit avec l'école. Il ne croit pas que s'appliquer changera quelque chose, il est persuadé que les enseignants ne l'aiment pas, qu'il est un mauvais élève (il peine à se concentrer en classe, un TDAH pourrait le concerner (voir article TDAH ici), ce n'est cependant pas certain). Il peut tout simplement être un petit garçon qui a envie de jouer et n'a pas encore vu l'intérêt de bien travailler en classe, faute de confiance en lui et d'intérêt trouvé dans les cours scolaires.

M. était une petite fille très appliquée. Enfant elle collectionnait les images pour son écriture soignée. M. était une enfant désireuse de plaire. Puis M. est entrée au collège et elle a découvert qu'il fallait écrire toujours plus vite, que certains enseignants continuaient de parler sans s'assurer que les enfants aient le temps de noter. Avec tristesse, M. a appris à mal écrire pour écrire vite. M. n'est pas dysgraphique, elle n'a simplement plus eu le temps d'écrire. Devenue adulte, M. a perdu sa très jolie écriture, elle écrit comme beaucoup d'adultes, ni mieux, ni plus mal. 

T. écrit mal, il a mal aux épaules en écrivant.T. est en enfant anxieux. Lorsqu'il écrit, il est courbé sur son cahier, le corps tellement tordu qu'on se demande combien de temps son corps mettra avant d'en pâtir. En le rassurant, en lui montrant comment se repositionner, T. écrit bien, il n'a plus mal. T. n'est pas dysgraphique, il adoptait seulement de mauvaises positions. 
 
   Cependant lorsque l'écriture est peu lisible ou bien lorsque l'enfant/l'ado a manifestement besoin de beaucoup plus de temps qu'un enfant habituellement et lorsque la douleur persiste dans des conditions normales d'écriture (c'est-à-dire hors course à l'écriture en classe) après avoir adopté une position confortable, on pensera à une dysgraphie

La dysgraphie est en effet un trouble durable qui résiste aux modifications des mauvaises habitudes, à la prise de confiance en soi et à une réconciliation avec l'écriture/un intérêt pour celle-ci.
   
   Quelques pistes pour mieux écrire ici (pas seulement pour les dysgraphiques).
Un excellent blog autour de la dysgraphie et des difficultés d'écriture et je ne dis pas cela uniquement parce que je connais la professionnelle en question, son sérieux ne fait aucun doute : SOS écriture.
Je vous invite également à découvrir l'excellent site de EcritureParis (lien).
Enfin Scoop it autour des troubles de l'écriture (le blog y a été cité ☺). 
  

D'autres billets autour de la dysgraphie là.
Des billets autour de la dyspraxie ici.  
Clic pour identifier d'autres difficultés  

Avec Mémoire d'éléphant- Mémoriser avec un trouble dys, un TDA ou pas, découvrez comment bien mémoriser 

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