samedi 26 décembre 2015

"Dyslexie, une vraie-fausse épidémie" par Colette Ouzilou


Présentation éditeur de Dyslexie, une vraie fausse épidémie

« Depuis une vingtaine d’années surtout, l’orthophoniste se heurte à des pratiques pédagogiques malencontreuses qu’il est amené à redresser. Le lecteur trouve ici les conclusions d’une orthophoniste qui exerce depuis près de trente ans dans des CMPP (centres mécico-psycho-pédagogiques) et en cabinet libéral, et qui a travaillé avec plusieurs générations d’enfants. Son expérience lui a permis de dégager des causes majeures d’échec et de trouver des voies thérapeutiques efficaces qui s’imposent dans la prévention de l’échec scolaire le plus banal et le plus grave, celui de la lecture. L’auteur propose ici de suivre un parcours cohérent et logique, une pédagogie avec des étapes rigoureuses, stables, sécurisantes pour le maître comme pour l’élève, qui redonne à ce dernier le goût de l’effort par la découverte active. Cet ouvrage pédagogique propose un cheminement simple à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Il s’adresse à tous les parents et enseignants qui veulent lutter contre l’échec scolaire dès les premières années de CP et qui veulent réapprendre aux enfants à apprendre. »

Commentaires

 

Aujourd’hui des parents sont obligés de contacter plusieurs orthophonistes avant d’obtenir un rendez-vous… Aujourd’hui des parents attendent de longs mois, parfois un an 1/2 pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste…
Autrefois on disait des enfants en difficulté qu’ils étaient paresseux ou idiots, aujourd’hui au moindre souci, et souvent avec les meilleures intentions…, on pense dyslexie, oubliant alors que l’enfant n’est peut-être pas prêt ou que la méthode utilisée peut être en cause. Regardez autour de vous : a-t-on évoqué un orthophoniste pour au moins un de vos enfants ? Pour au moins un enfant de vos amis? De vos frères ou soeurs? Si je regarde autour de moi, la réponse est positive dans la majorité des cas… Alors les enfants seraient-ils majoritairement dys?
Selon Colette Ouzilou sur des centaines d’enfants rencontrés seule une quinzaine d’entre eux seraient dys… Pour ma part je serais moins affirmative, mais je suis persuadée que bien des passages chez l’orthophoniste pourraient être évités.
Et si je ne suis pas en accord avec toutes ses idées- par exemple la théorie de mimétisme où les enfants en difficulté copieraient des parents qui étaient en difficulté parce qu’il peut simplement s’agir d’une piste génétique- cet ouvrage mérite le détour  à plusieurs titres :
  • parce qu’elle remet en cause l’étiquetage précoce et souvent erroné.
  • parce qu’elle donne quelques pistes pour régler certains soucis.
  • parce qu’elle insiste sur la nécessité de régler les soucis ORL. Un enfant qui entend mal peine à entrer dans la lecture. Or les petits soucis ORL (otites notamment) sont fréquents chez les petits.
  • parce qu’elle pointe également de nombreuses erreurs liées à une présentation scolaire inadéquate et l’importance de termes précis.
Tâchons de prendre en compte ces idées et toutes celles de ceux qui tirent la sonnette d’alarme contre « l’épidémie de dys » : Colette Ouzilou bien sûr, mais également Elizabeth Nuyts ou Marc-Olivier Sephiha. L’objectif n’est-il pas d’aider tous les enfants qu’ils soient dys ou non?
Etiquette dys ou pas, adaptons-nous à eux et donnons du temps.



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