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Evaluer ou pas ? Les notes sont-elles utiles ?


 
L'école est très friande des évaluations notées.
On croit à tort que l'évaluation est indispensable.
Pourtant : pour quelle raison apprenons-nous ?
Une bonne note satisfait celui ou celle qui a le goût du challenge et celui qui réussit. 
Elle apprend le sentiment d'incompétence à celui qui ne cesse d'échouer. Elle est la source des moqueries "Tu es nul".
La motivation interne est autrement plus efficace. 
 
Début 2018, j'ai imaginé un univers alternatif pour apprendre (à découvrir en cliquant ici). 
Ensemble, nous explorons, découvrons, apprenons autour de thèmes. Nous nous efforçons de rendre les apprentissages vivants ! 
 
Les familles qui ont opté pour des abonnements ou programmes complets sont essentiellement des familles sans école.  
Une bonne partie des inspecteurs qui contrôlent l'instruction en famille des enfants concernés apprécient vivement. La plupart ne tarissent pas d'éloges en disant que c'est incroyablement "riche, dense et bien fait". 
Et puis, certains n'ouvrent même pas les supports, jettent un regard méprisant et estiment que ça ne vaut rien. Motif ? Nous ne suivons pas exactement le programme dans toutes les matières pour les grands et surtout surtout, nous ne proposons pas d'évaluations notées.
 
Pendant 10 ans, j'ai instruit mes enfants. 
Auparavant, l'une a fait un passage éclair à l'école et l'autre y est allée jusqu'à ses 9 ans.
Elle a connu les larmes, le découragement, les contrôles qui ne correspondaient pas du tout à ses connaissances car elle ne supportait pas la pression de l'évaluation... 
Plus fort encore, grâce à sa bonne mémoire, elle a parfois obtenu de bons résultats pour des évaluations courtes où il s'agissait de "recracher". Les connaissances n'étaient pourtant pas là. Elle oubliait très vite, ne parvenait pas à appliquer "en situation".
Cette semaine, sa soeur lui a proposé un défi magique (c'est notre nouvelle thématique) avec des tables de multiplication. Tables que sa soeur maitrise alors que je ne lui ai JAMAIS demandé de les apprendre par coeur, que je ne les ai JAMAIS évaluées et alors qu'elle est dys, cette connaissance a donc été compliquée dans un premier temps. Ma grande les connait, mais les souffrances scolaires n'ont jamais totalement disparu donc elle a hésité et lui a dit "Tu as de la chance, toi, tu n'as jamais eu à les apprendre par coeur à l'école, moi, ça m'a tout bloqué"... 

Hier, je me suis demandée s'il fallait que je trahisse mes convictions en proposant des évaluations. 
Ma réponse est non.
L'évaluation ne sert à rien si elle est imposée, plus encore si elle est "endurée". 
Il est dommage et dommageable que certaines personnes de l'éducation nationale refusent de l'imaginer, mais c'est pourtant une réalité. 
Il y aura toujours les challengers, les "pas de difficulté particulière" qui pourront apprécier les évaluations. 
S'auto-évaluer, c'est encore une autre réalité et s'il y a volonté d'auto-évaluation, il y a motivation pour celle-ci.
Et les autres ?
Je ne me trahirai pas. Je ne trahirai pas ceux qui ont besoin de grandir sans évaluations.
J'ai choisi d'imaginer le Monde de Mei et Noé pour apprendre autrement. Apprendre autrement, c'est aussi se passer des évaluations. 

Et si l'enfant, le jeune ou la famille y tient, il est de toute façon possible de noter le nombre de bonnes réponses pour nos exercices proposés. Si vous choisissez cette voie, veillez toutefois à ce que l'enfant ou le jeune y soit prêt, soyez toujours positif en montrant ce qui est réussi et là où l'enfant a progressé. 

Pour ma part, je sais que ma fille aînée n'aurait certainement pas eu son bac à 17 ans si j'avais poursuivi avec les évaluations et je suis intimement persuadée que les grands succès de ma cadette sont liés au fait qu'elle n'a pas enduré les évaluations.
 
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