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Pourquoi prendre soin de soi est indispensable pour prendre soin de son enfant

Avez-vous déjà ressenti cette terrible impression d'être sur un fil, prête à vous écrouler ?
Ce moment où vous ne savez plus par quel miracle vous tenez ?
Vous avancez en serrant les dents, vous vous efforcez de répondre aux besoins des uns et des autres, vous repoussez les vôtres et vous continuez encore.
L'insomnie, l'irritation sont les premières invitées.
Votre enfant devient "insupportable".

Si vous parveniez à avoir du recul, vous vous apercevriez peut-être qu'il est juste un enfant, remuant et bavard comme des millions d'enfant.
Un enfant peut-être plus remuant et bavard encore parce qu'il sent votre détresse, votre fatigue et que cela l'inquiète.

Comment réagir ?

Parvenez-vous à comprendre vos propres besoins ou bien souffrance et agitation de votre enfant l'emportent-ils ?
Vous pouvez être tenté de consulter un psy pour cet enfant terrible. Le psy l'entendra, mais si vous n'allez pas mieux, il ne changera pas ce qui pose problème.

Vous pouvez ressentir de la culpabilité, notamment car le discours actuel est double : le premier discours est ainsi de "lâcher prise", de ne pas se laisser atteindre. Dites-moi : combien de moines méditants ont à jongler avec une vie de famille, une vie professionnelle, l'urgence de la vie actuelle (qui nous pousse même lorsqu'on tente de résister tant les sollicitations sont grandes), combien essaient d'être une bonne maman ?
Stop à la culpabilité ! Vive les mamans imparfaites (si vous voulez, je propose un kit gratuit "Kit de survie pour les mamans imparfaites" ici et .) !
Le second discours, c'est d'être une "maman indigne", souvent c'est un simple encouragement à être imparfaite et c'est tant mieux ! Parfois cela va plus loin, ainsi une certaine série tend à montrer une mère de ce type, parfois maltraitante, tout est présenté en mode humoristique. Avec l'humour, on peut parfois montrer les pires horreurs. Si c'était pour les dénoncer, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais est-ce toujours le cas ?

Et si on cherchait un juste milieu ?
Et si on commençait par prendre soin de soi ?
A chaque fois que je l'ai oublié, j'ai vu mes enfants devenir plus agitées, plus anxieuses ou tentées de "me porter". C'est vrai, nous avons des relations différentes avec nos jeunes, mais doivent-ils  s'oublier pour nous ?
Même le plus jeune enfant peut-être tenté d'agir ainsi.
Face à une maman irritable, on retrouve l'enfant agité, l'enfant contestataire, on retrouve également l'enfant silencieux, celui qui va tout faire pour nous simplifier la vie. Cet enfant là a encore plus besoin de nous. Le premier se révolte, bruyamment, parfois exagérément. Le second s'oublie, il apprend à nier ses besoins.

Dans tous les cas, l'enfant a besoin de nous voir prendre soin de nous.
D'une part, cela permet à l'enfant qui s'oublie de s'apercevoir que chacun d'entre nous a ses besoins propres.
D'autre part, cela nous permet d'aller mieux et d'être plus présente.
Une fois encore, l'article est au féminin parce que je suis une femme et parce que ce sont surtout les femmes qui sont concernées, cependant de plus en plus d'hommes le sont également. 

Alors comment prendre soin de soi ?

  • Prenez le temps de digérer les évènements que vous avez à vivre. Ne laissez personne vous dire comment les vivre. Nous sommes tous différents, nous avons tous une histoire différente et nous sommes tous affectés différemment par un évènement similaire.
  • Méditez si ça vous chante. L'époque est au yoga et autres méditations. Cela ne convient pas à chacun de nous. On peut méditer autrement. Je vous recommande La sérénité de l'instant par Thich Nhat Hanh. Pour ma part, j'y ai découvert une autre forme de méditation où il s'agit d'être là, de regarder le monde qui nous entoure pour s'y ressourcer.
  • Réservez-vous des moments pour vous ! Quelques minutes, quelques heures. Personne ne peut tenir 24h/24 sur le long terme. Osez demander de l'aide.
  • Découvrez comment communiquer autrement avec votre enfant. Les rapports de force conduisent inéluctablement aux conflits. Les conflits nous épuisent. Etre bienveillante, c'est parfois dire stop. Savoir quand, comment, ce n'est pas toujours si facile. Sur ce blog et sur l'ancien, j'ai toujours refusé de partager des liens ou supports sponsorisés. Affiliation ou autre, ça ne me convenait pas. Aujourd'hui, il est difficile de faire sans, c'est pourquoi moi-même je propose l'affiliation aux utilisateurs de mes supports, mais, à titre personnel, je continue sans, j'aime partager ce que j'aime, donner un coup de pouce sans rien attendre. Une exception à mon refus d'affiliation, une seule, et le lien suivant ne sera pourtant pas affilié : Séverine Guy. Séverine est éducatrice spécialisée de formation et elle propose aux familles avec enfant à haut potentiel de les aider à mettre en place une éducation bienveillante. Elle n'est pas la seule, mais certaines personnes ont un discours double, je n'ai pas constaté la même chose avec Séverine et j'ai pu tester une de ses formations. C'est une des personnes que je vous recommande. 
  • Ecouter ses besoins et ceux de son enfant comme c'est difficile parfois... Parmi les familles sans école, combien d'entre elles ont eu le sentiment d'une désillusion. Elles avaient tant espéré... c'est pourquoi pour ma part, j'ai réalisé le livret gratuit "10 clés pour une instruction en famille réussie", ma formation "Réussir son instruction en famille" et mes abonnements "Apprendre et créer". Une fois de plus, je ne peux que vous encourager à vivre les choses comme VOUS en avez besoin. Des parents renoncent à l'instruction personnalisée pour des cours par correspondance ou des cahiers tout faits parce qu'ils n'ont pas la fibre "instruction", parce qu'ils ont autre chose à vivre. Et alors ? Le principal est que chacun parvienne à un point d'équilibre.
  • Acceptez vos contradictions et les contradiction imposées par la vie. Là aussi, ça peut être difficile. Recentrez-vous. Comment en tirer parti? Comment l'accepter ? Exemple : mon idéal est un monde de partages, la réalité est mercantile. Je suis donc obligée de parler de mes supports si je veux qu'on connaisse leur existence. J'en ai pris mon parti en réalisant que s'ils étaient vendus, je pourrais poursuivre mon travail et contribuer à changer les apprentissages pour plus de bonheur. Et vous, comment pouvez-vous concilier vos contradictions et celles que la vie vous impose?  
  • Osez parler à votre enfant. Osez lui dire que vous êtes fatiguée ou stressée, que vous allez prendre soin de vous pour être une maman "suffisamment bonne". 
  • Osez prendre soin de vous : homéopathie, fleurs de Bach, autre remède naturel, promenade, jardinage, journal. Ressourcez-vous. 
  • Partagez du temps avec votre enfant. Lorsqu'on court partout, lorsqu'on se sent à bout de forces, c'est très difficile et l'envie manque lorsque l'enfant est difficile. Pourtant, cet enfant difficile, c'est un enfant qui appelle à l'aide. Tous les enfants difficiles sont-ils dans la détresse ? La vérité n'est pas si simple, certains ont une histoire et un caractère moins évidents, ce serait l'objet d'un autre message. Ne culpabilisez pas si vous êtes parent d'un tel enfant, nul n'est chez vous, il est faux de dire que nous naissons tous identiques. Et l'enfant qui ne dit rien ? A-t-il moins besoin de nous ? Bien sûr que non, au contraire, nous l'avons vu tout à l'heure. Tous les enfants ont besoin d'une vraie présence : un jeu s'il nous intéresse, un livre partagé si on aime lire, un film regardé ensemble si on échange à son propos, une recette ou un bricolage si on commente ensemble. Essayez. Prenez dix minutes chaque jour, davantage le week-end. Vos relations vont peu à peu évoluer, vous aurez appris à communiquer autrement. Or, avec une vraie relation, il est plus facile de présenter ses propres besoins.
Merci d'avoir lu ce long et dense article et à très bientôt !


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Commentaires

  1. J'ai enfin lu ! :D
    Et je souscris à tout.
    Tout particulièrement à 3 des points que tu développes
    -oui, en nous observant prendre soin de nous, l'enfant apprend à prendre soin de lui
    - trouver un point d'équilibre entre nos besoins, ceux de l'enfant,... et comme tu le sous entends si bien : sans etre prisonnier d'un pseudo idéal "on devrait pouvoir mieux fonctionner comme ça". Nan, il n'y a pas d'idéal si celui ci ne fonctionne pas pour nous
    - s'outiller pour communiquer : 100 fois oui ! C'est ce que je dis en ateliers faber et mazlish : il ne s'agit pas de vivre en relation complètement dépourvue de conflits, mais si communiquer autrement permet de les diminuer de 10,20,80%, que d'énergie libérée !

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    Réponses
    1. Merci pour ton retour Gwen :) Bien entendu tout à fait d'accord avec ta conclusion ;) La bienveillance n'est pas une solution miracle, mais d'une part, elle diminue les conflits et d'autre part, mine de rien, elle nous apprend à lâcher prise ! :)

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