vendredi 11 novembre 2016

Pas des parents "comme il faut"


Configuration parfaite : deux parents, un enfant.
Grands pédagogues lus et entendus, réservoir d'amour au beau fixe, tout est prêt pour accueillir parfaitement notre enfant.

Un enfant unique


Et puis...
Premiers doutes : faut-il le coucher sur le dos, sur le ventre, sur le côté? Les avis ont fluctué au fil du temps, ils varient encore...
Faut-il le laisser pleurer ou non?
Bébé grandit, les questions se multiplient...
L'entourage est présent, trop parfois... Certains ont un avis sur tout, surtout ceux qui n'ont plus d'enfant ou n'en ont jamais eu... Insistants aussi certains parents qui ont eu un "bébé standard"...
Le doute s'insinue...surtout si l'enfant grandit en ayant des besoins particuliers.

Ne nous laissons pas déstabiliser. Personne n'est à notre place. Notre enfant est unique.

Depuis quelques jours je lis un ouvrage sur les liens entre corps et esprit, intéressant et pour le moment démoralisant... Il est question d'inconscient individuel, de petites scènes qui semblent peu importantes et qui pourraient occasionner de sérieux blocages; il est question d'inconscient collectif et de tous ces bagages du passé (notre histoire, celle de notre famille, celle des humains) que nous trimballerions avec nous. Il est question  de mémoire du corps, de traumatismes infligés dès la grossesse lorsque par exemple, mère indigne, nous avons regardé un film à frissons ou lorsqu'on nous a stressée (il faut bien que les autres aussi aient tort d'abord !).
Moralité : nous sommes tous de mauvais parents.
Dans les faits oui nous ne serons jamais des parents parfaits, tant pis.
Sans maltraitance, nos enfants n'en seront pas traumatisés pour autant.
Agissons simplement de notre mieux.

 Enfant sans école

Pour certains il existe cependant des parents "pas comme il faut" : ceux qui enferment leurs enfants chez eux- ceux qui instruisent leurs enfants, ceux qui n'entrent pas dans le moule de l'école.
Nos enfants ne sont pas enfermés. Enfant scolarisé ou sans école, un enfant est un enfant. Parent non sco ou sco, un parent est un parent comme les autres!
Hélas ce n'est pas le cas pour tout le monde y compris pour l'entourage (voir article de Paprika la semaine dernière). Ici aussi nous avons connu ces réactions pas toujours évidentes. Mais comme l'explique Paprika, la plupart des personnes réagissant ainsi ne pensent pas à mal.
Est-ce aussi le cas du gouvernement, de certaines personnes en charge du contrôle qui rognent la liberté d'apprendre autrement, qui parfois malmènent des enfants avec des tests inadaptés (inadaptés car non conformes aux choix pédagogiques des parents mais aussi inadaptés par le temps, le contenu ou les méthodes utilisées qui ne correspondent pas à  la façon dont l'enfant apprend)?
A leurs yeux nous n'avons pas fait un "choix comme il faut", notre choix ne peut donc être entendu.
Depuis toujours les pédagogues se contredisent...
Chacun a un avis sur tout, mais est-ce pour autant un avis fondé ou vraiment réfléchi?
Peut-on juger d'une vérité qu'on ne connait pas ? 

 Etre parent
Peut-on décider pour d'autres parents le meilleur moyen d'accompagner leur enfant?
On peut ne pas être d'accord... On peut même imaginer qu'on ferait mieux. Mais peut-être qu'avant de décider qu'il faut faire comme ci ou comme ça, il serait bien de s'informer et de regarder du côté de l'enfant. Semble-t-il heureux, bien "dans ses baskets"? A-t-il un profil particulier? Etes-vous sûr d'avoir raison? Sur quoi vous basez-vous pour l'affirmer? Connaissez-vous cet enfant?
Etre parent d'un enfant, c'est apprendre, se tromper, s'adapter, s'améliorer à son contact. Au fil du temps. 

Isa, maman imparfaite, pas "comme il faut", qui fait de son mieux et pis c'est tout ! ☺




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