mercredi 5 octobre 2016

Contrôler davantage l'instruction en famille, une nécessité ?


 Sommaire  
Un vote négatif
Où est le problème avec les familles sans école?
Que feraient les familles sans école si cet article était validé?

  Un vote négatif 


Ce soir c'est malheureusement une triste nouvelle que j'ai à annoncer à la communauté sans école puisque le Sénat a refusé d'entendre nos voix et que l'article 14 bis a été voté (il est à retrouver ).
Pour l'instant ce n'est pas encore une loi... Il sera maintenant voté (ou pas, je l'espère) par la Commission Paritaire Mixte (déroulement ici). 7 députés et 7 sénateurs décideront donc de l'avenir de cet article 14 bis... Possible cependant que ça n'en reste pas là... Tant que tout n'est pas voté, il reste une chance...

Précision importante : l'instruction en famille ne sera pas interdite, ce n'est pas l'objet de cet article.  Je n'ai pas encore lu de message dans ce sens, mais je sais qu'il est difficile de ne pas s'alarmer compte tenu de toutes les propositions de loi qui ont été déposées.

Avant de vous donner à lire cet article, j'apporte également une précision suite à des messages reçus : les contrôles de l'instruction en famille existent déjà! Nous ne sommes pas sans être contrôlés, bien au contraire... je vous invite à relire mes messages dont ceux cités ci-dessous. 



Article 14 bis:
"L’article L. 131-10 du code de l’éducation est ainsi modifié :
1° Le quatrième alinéa est ainsi modifié :

a) La première phrase est remplacée par deux phrases ainsi rédigées :

« L’autorité compétente de l’État en matière d’éducation détermine les modalités du contrôle. Le contrôle est effectué sur le lieu où est dispensée l’instruction, sauf décision motivée de l’autorité compétente de l’État en matière d’éducation. » ;

b) Au début de la seconde phrase, le mot : « Il » est remplacé par le mot : « Elle » ;

2° Au sixième alinéa, après le mot : « connaissances », sont insérés les mots : « et des compétences » ;

3° Il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« L’autorité compétente de l’État en matière d’éducation met également en demeure les personnes responsables de l’enfant de l’inscrire dans les quinze jours dans un établissement d’enseignement public ou privé lorsqu’ils ont refusé deux fois de suite, sans motif légitime, de soumettre leur enfant au contrôle annuel prévu au troisième alinéa et de faire connaître au maire l’établissement scolaire qu’ils auront choisi. »"
Les débats sont à retrouver .

 Si cette loi est votée les personnes en charge du contrôle auront donc tout pouvoir...

En long, en large et en travers, j'ai écrit :
Une lettre en privé à Mme Gatel afin de lui présenter notre réalité, celle de libres-schoolers et pourtant de réussite aux examens... 
J'ai écrit à des députés, des sénateurs comme tant d'autres, j'ai rencontré un sénateur à qui nous avons parlé de la réalité de l'instruction en famille...
D'autres particuliers agissent... Les associations agissent, plus que jamais elles ont besoin de notre soutien. 
J'ai parlé des familles qui pensent à partir... partir ce n'est pas rien pourtant... cette volonté de partir démontre qu'il y a un sérieux malaise dans l'Education nationale tout comme ces déscolarisations qui se multiplient... 
Mais mieux vaut sévir que chercher ce qui pose problème... 


Où est le problème avec les familles sans école ?


Il est question de radicalisation... Aucun terroriste n'est sorti de l'instruction en famille... S'il faut s'assurer que c'est toujours le cas, une formation pour détecter l'extrémisme pourrait être envisagée mais quel rapport avec des modalités imposées par l'Education  Nationale via cet article 14 bis ?
Quel rapport avec un lieu imposé?
Quel rapport avec des tests imposés? 
En quoi ces modalités permettraient-elles de lutter contre la radicalisation? 
J'ai beau chercher je ne vois pas... 

Cet article n'avait donc aucune raison d'être dans la loi Egalité et Citoyenneté.. Au contraire car l'intitulé d'Egalité est particulièrement mal venu lorsqu'on pense à ce qui attend les non scos...
A l'école un enfant qui échoue à un test aura simplement une mauvaise note... 
Sans école un enfant qui échoue à un test risque d'être envoyé à l'école y compris s'il y était en souffrance.
 Imposer les modalités du contrôle de l'instruction en famille comme le prévoit le gouvernement c'est diminuer ou empêcher une véritable adaptation à l'enfant... 

En effet si tests imposés : pression réelle exercée sur l'enfant, probable nécessité de l'excellence (la roulette russe des inspecteurs en décidera puisque tout sera décidé par eux) puisqu'une seule journée de tests décidera de l'avenir sans école... 
Si lieu imposé, possible convocation dans un établissement donc probable contrôle avec tests et personnes appliquant les méthodes de l'Education nationale en charge du contrôle... 
Si paliers imposés, progression à suivre y compris si celle-ci ne correspond pas aux choix de progression des parents (par exemple attendre 12 ans pour apprendre l'anglais, temps accordé pour la lecture, etc.), y compris si l'enfant a une progression personnelle différente... 
C'est également imposer un programme même si une certaine souplesse serait possible... Or on peut par exemple décider de ne pas déjà évoquer la seconde guerre mondiale et ses morts et préférer donner le goût de découvrir l'histoire, approfondir les différentes périodes...  Avec des paliers imposés, peut-être des niveaux de classe... ce sera difficile... 
Pour répondre à des questions scolaires (puisqu'on a aussi retiré l'amendement destiné à tenir compte des choix pédagogiques des parents...) il faudra bien connaître les codes scolaires donc apprendre de manière scolaire... 
Deux exemples pour qui les codes scolaires ont posé souci :  un ami d'une amie ayant séjourné un an en GB, il a obtenu 10/20 en anglais... il était bilingue, mais il ne maitrisait pas assez les codes scolaires... Le fils d'une copine avait des connaissances très pointues en biologie, il échangeait même avec des spécialistes, il a eu une très mauvaise note au bac, il ne maitrisait pas les codes scolaires...
Oui les familles pourront utiliser d'autres méthodes, mais elles devront aussi utiliser des méthodes qui n'ont pas fait leurs preuves.
Et qu'en est-il des enfants anxieux? Ma belle-soeur a échoué trois fois au bac à cause du stress, elle n'était déjà plus une enfant... 
L'Education nationale attend toujours plus des familles sans école...

Je suppose que le silence des grands médias, que le vote de certains est lié à la peur... 
La peur pour certains de perdre le contrôle sur ces familles qui réclament si fort la liberté... la liberté d'instruire autrement... à plus forte raison lorsque cette liberté est basée sur des apprentissages autonomes ou sur un non suivi du programme et des méthodes en vigueur à l'Education Nationale... 
La peur aussi que les enfants ne soient pas instruits correctement... 
Mais on peut instruire correctement son enfant sans suivre le modèle scolaire... Bien des enfants, bien des jeunes, bien des adultes sans école sont là pour en attester... Pourquoi les nier? 
Nier une réalité, ce n'est pas l'empêcher d'exister... 

Ne refusons pas une réalité autre que la nôtre sous prétexte qu'on ne la comprend pas... 

Avec cet article 14 bis, c'est une négation de la liberté pédagogique qui s'amorce... 
Avec cet article ce sont bien des enfants sur qui reposera le contrôle, une maltraitance selon moi car si certains enfants sans difficulté et instruits selon un modèle très scolaire s'en tireront, qu'en sera-t-il des anxieux ? des profils particuliers ? de ceux qui apprennent avec d'autres approches éducatives? 

Quand un système est imparfait, faut-il empêcher un autre système de prendre le relais? 
C'est ce que fera le gouvernement avec cet article 14 bis. 


Mais alors que feraient les familles sans école si cet article était validé?


Quelques uns ont déjà préparé leurs valises... d'autres les prépareront...
Une minorité n'y voit aucun problème.
D'autres vont s'adapter aux tests... 
D'autres vont résister... contrairement à ce que semble croire le gouvernement les contrôles vont devenir plus difficiles car certains sont très attachés à leur liberté et puis il y a tous ces enfants et un parent peut devenir loup pour son petit... Il est à craindre une multiplication des procédures.. 

De plus la loi européenne prime sur la loi française...
« Nul ne peut se voir refuser le droit à l'instruction. L'Etat, dans l'exercice des fonctions qu'il assumera dans le domaine de l'éducaton et de l'enseignement, respectera le droit des parents d'assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques. » (Protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, article 2, protocole 1).

 « La liberté de créer des établissements d'enseignement dans le respect des principes démocratiques, ainsi que le droit des parents d'assurer l'éducation et l'enseignement de leurs enfants conformément à leurs convictions religieuses, philosophiques et pédagogiques, sont respectés selon les lois nationales qui en régissent l'exercice. » (Charte des droits fondamentaux de l'Union, partie 2 de la constitution européenne, article II- 74-3)


Si le choix est de ne pas imposer d'évaluations, de quel droit l'Education Nationale imposerait-elle des évaluations en bafouant les convictions philosophiques et pédagogiques des parents?

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23 commentaires:

  1. Voilà, on y est même si je trouve que tout de même, on s'en sort pas mal !
    Encore une fois, contente qu'en ce qui nous concerne, tout ce stress soit passé.

    Mais ma pensée va toujours aux p'tits loups et parents qui se lancent ou se lanceront dans l'aventure.

    Pas de statistiques sur le suivi des enfants instruits en famille en France, cela nous coûte cher. C'est dommage...

    Mais à la fois, l'instruction en famille ne peut pas non plus devenir une zone de non-droit. Et puis, compte tenu des articles de la Charte européenne que tu rappelles, l'Etat français est forcément limité dans sa traque aux non-scos.

    Mais lorsque l'école française donne des leçons aux non-scos, ç'est quand même toujours un peu l'Hôpital qui se fout de la Charité. Il serait temps qu'elle balaie devant sa porte avant de s'autoriser m dire ce qui est bon ou non pour mes enfants.

    Bonne journée quand même.
    Valérie

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    1. Bonjour Lamaman,
      Pourquoi pas si mal ? Moi je ne vois pas du tout ce qui est positif dans tout ça... Si toutes les modalités sont imposées, cela veut dire des contrôles reposant sur les épaules des enfants puisque les tests systématiques sont prévus... Si tests (sans en plus mention du respect des choix pédagogiques), ça veut dire fort risque d'obligation de suivi du programme et des niveaux scolaires. En clair nier les différents choix d'instruction et plus grave encore nier les différents niveaux des enfants!

      Bonne journée tout de même à toi aussi...

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  2. LE truc hallucinant c'est que cette phrase donne tous les pouvoirs mais aussi augmente les disparités d'un inspecteur à l'autre. Chacun peut faire ce qu'il veut. Je connais déjà des familles qui stressent parce que leur "super" inspecteur ouvert à la discussion a pris sa retraite et qu'ils craignent le remplaçant, mais là c'est pareil en pire.
    Ou alors il y a quelque chose qui m'échappe ?

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    1. Je crains qu'il n'y ait rien qui t'échappe... moi aussi je pense que la roulette russe sera plus importante encore... On nous affirme qu'on tient à préserver les enfants et ils sont totalement ignorés dans tout ça... Sous prétexte de traquer d'éventuels problèmes isolés, on ne tient plus compte des enfants...

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  3. Je lis ton article et tu insinues que des familles vont partir , s'expatrier ? Juste parce que ça change ?

    Hier j'ai fait justement un article dessus, la seule personne prête à partir que j'ai rencontré ne sais même pas où elle irait ( choix pas trop réfléchis, juste un projet très flou)

    Ton commentaire sur la loi européenne qui l'emporte sur la loi France, me gène un peu . Pas que ce soit vrai ou non,le problème n'est pas là .

    Nous sommes Français avant d'être européen d'une part, et d'autre part, ne trouves-tu pas que justement c'est un peu quand ça nous arrange ? Parce que les gens ont tendance à en avoir ras-le-bol des directives de l'UE mais là celle ci on est d'accord ?

    Quand on voit que le Royaume-Uni quitte l'UE, qui dit que le prochain départ ne sera la France ?

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    1. Bonjour Cindy,
      Je n'insinue rien, c'est un fait, relis mon article sur l'expatriation.
      Quant à la loi européenne, c'est aussi un fait : la loi européenne prime sur la loi française. En quoi utiliser ce qui nous arrange est un problème si c'est pour les enfants?

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    2. L'expatriation il y a une trentaine de pays dans le monde qui accepte l'ief , pour une grosse majorité c'est sous condition : de revenus, de niveau scolaire des parents, avec des examens etc... en faite très peu laisse totalement "libre"
      Je sais que beaucoup cite le royaume-uni mais il y a le brexit , et la vie est assez cher là-bas .

      Je ne parle pas de voyage autour du monde, je parle bien de quitter la France et partir ailleurs qui y vivre à l'année . Avec toutes les contraintes qui vont avec ( travail,logement, offre de soins , retraite ...)

      Ce n'est pas son utilisation qui me gène , mais le fait de prendre le truc UE qui arrange , et gueuler parce d'un autre côté l'UE autorise les OMG par exemple .

      Je voudrais savoir où est ta certitude avec cette loi européenne ? Parce que si c'était "vraiment" le cas, pourquoi certains pays européens ont interdit l'ief ?

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    3. Dans mon article cité j'évoque aussi des conditions pour certains.
      Je parle aussi de quitter la France et pas d'un voyage autour du monde.
      "Selon le principe de primauté, le droit européen a une valeur supérieure aux droits nationaux des États membres". (http://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=URISERV%3Al14548)
      Un exemple parmi d'autres.

      Franchement je ne comprends pas pourquoi tu insistes comme ça, n'as-tu donc aucune envie que les enfants puissent ne pas être soumis aux tests?

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    4. Je connais au moins 4 familles qui sont parties à l'étranger (Nouvelle Zelande, Grande Bretagne (juste avant le Brexit)) pour ne plus subir le harcèlement de l'EN après des contrôles qui se sont mal déroulés. Une est sur le point de partir. Parfois elles ont trouvés un boulot sur place, parfois elles partent et avisent sur place. Et on ne parle pas non plus des familles qui ne déclarent pas pour pouvoir vivre la non sco comme elles le veulent. Je suis sûre que leur nombre va augmenter aussi et je peux le comprendre...

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    5. Merci pour ce retour Blandine. Moi aussi je connais plusieurs familles qui vont partir et d'autres qui y pensent... Je ne suis pas sûre qu'elles le feront toutes, parce que ce n'est pas si facile..
      Quant aux non déclarations, probables... tout comme les multiplications d'avocats et huissiers lors des contrôles... une ambiance propice à l'échange... alors qu'un contrôle respectueux peut être constructif pour tout le monde !

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  4. coucou

    ton article résume bien cette loi, merci;)
    Même si je ne suis plus vraiment concernée sauf si elle arrive à mettre en place l’instruction jusqu'à 18 ans :(, je ne trouve pas ça normal. elle est où notre liberté. C'est nous qui choisissons ou pas d'avoir des enfants, qui sommes là quand tout va mal pour eux, qui passons les nuits quand ils ont 40° de fièvre, c'est nous qui choisissons pour eux l'établissement où nous voulons les mettre, c'est nous qui devons subvenir à leur besoin à tout âge et si un problème survient, c'est à nous d'en répondre et là, ce ne serait plus à nous de choisir de leur instruction si nous voulons faire l'IEF :((( Tout dépendrait d'une seule personne. Pas normal du tout et vraiment pas dans l'esprit de la liberté que la France ose crié haut et fort!
    quand les inspecteurs étaient venus, ils ont dit une phrase qui m'a un peu chagriné "Bon vu que vous avez d'autres enfants scolarisés, si vous l'avez déscolarisé, c'est que vous n'êtes pas contre l'éducation nationale". Pour moi cela sous entendait que si mes autres enfants faisaient l'IEF, alors là,ils auraient cherché la petite bête. Quelle aurait été leur réaction/attitude?
    Ce genre d'attitude risque de se voir de plus en plus, c'est dommage pour tous ces enfants qui ne rentrent pas dans le moule.
    Mais il y a peut être un petit espoir, c'est cette loi européenne sur laquelle on pourra sans doute s'appuyer.
    Une chose est sûre, la justice risque d'être plus sollicitée. En principe, plus on m'empêche d'être libre et on essaie de m'imposer des règles, plus j'ai une attitude d'opposition. ET ça depuis l'âge ado!
    Je ne suis pas du style à me laisser faire, je dis ce que je pense parfois en y mettant des gants parfois pas du tout. Donc si un jour, l'instruction doit aller jusqu'à 18 ans et que de nouveau les contrôles seront d'actualité, c'est ce qui les attendra!
    Je ne sais pas trop où en sont les assos, par manque de temps (je suis un peu surpassée en ce moment et ai dû mal à tout gérer), mais peut être faudrait il contacter beaucoup de médias, voir la commission européenne?

    merci encore isa,pour tous ces articles. c'est grâce un peu à toi que je suis les infos ;)

    à bientôt

    bonne journée

    bises

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    1. Bonjour Cendrillon
      Ne t'inquiète pas, je ne sais pas si un jour ce projet de loi d'instruction jusqu'à 18 ans passera, mais je n'y crois pas dans un proche avenir, en grande partie pour des raisons financières.
      Pour la petite phrase, j'ai entendu quelque chose de plus ou moins similaire et je sais que ma formation d'enseignante a régulièrement rassuré... pourtant pour moi l'instruction en famille n'avait pas à voir avec l'école dans la maison...
      Merci pour ton témoignage et bonne journée malgré tout.

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  5. La réglementation européenne n'empêche pas des pays comme l'Allemagne ou l'Italie d'avoir une réglementation stricte pour l'ief.
    Sandrine

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    1. Bonjour Sandrine,
      Ai-je un jour dit le contraire? Pourquoi et comment se fait-il qu'ils ne respectent pas la loi européenne? Aucune idée. L'Allemagne avait de toute façon établi cette interdiction en amont.
      Comme pour Cindy, je ne comprends pas ton insistance. En quoi cela vous gêne-t-il que j'essaie de donner un espoir? Un espoir fondé sur une loi.
      Un espoir qui permettrait un meilleur respect des enfants.

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    2. Peut-être que pour l'instant ce qui a manqué c'est un bon avocat capable de démontrer en quoi cette loi entrait en contradiction avec certaines lois nationales...
      Je pense qu'il serait plus utile de travailler ensemble pour les enfants plutôt que d'ergoter en disant que ce n'est pas possible.
      Mark Twain : "Ils ne savaient pas que c'était impossible alors ils l'ont fait".
      Tenter, essayer, ce n'est pas toujours réussir, mais c'est aussi la possibilité que ça fonctionne.
      Et je le répète encore, relisez mes messages, vous semblez penser que les enfants n'ont rien à craindre, certains oui, ce ne sera pas le cas pour tous et à titre personnel je ne vois pas en quoi il est juste que la poursuite de l'instruction repose sur les épaules des enfants.
      Concentrons-nous sur ce point.

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  6. "il ne possédait pas les codes scolaires " .. Cette phrase pour moi n'a aucun sens, car c'est quoi finalement un 'code scolaire'? Un garçon de ma classe bilingue allemand a aussi eu une mauvaise note au bac allemand, non pas parce qu'il ne maîtrisait pas 'les codes scolaires' mais parce qu'il ne savait pas écrire en allemand. Je trouve ça normal finalement: à l'oral, il a eu le maximum puisqu'il était très compétent, à l'écrit non, car il ne l'était pas. Rien à voir avec une question de code; dans la vie on a besoin de pouvoir communiquer et comprendre à l'oral et à l'écrit. Il me semble donc normal que les deux soient évalués.

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    1. Bonjour Ellye,
      Aucun sens parce que vous n'avez pas regardé de quelle manière il faut répondre et parce que c'est peut-être intuitif chez vous.
      Cette connaissance nécessaire des codes scolaires a été confirmée par d'autres parents (avec ou sans école) et plus encore par des enseignants.
      Il y a une manière de présenter les choses, un ordre à respecter, des critères à suivre, c'est ce que j'appelle les codes scolaires. On peut avoir les connaissances nécessaires si elles ne sont pas présentées de la manière adéquate, ça pose de réels problèmes.
      Un exemple frappant : les maths. Si la réponse est correcte mais les étapes pour y parvenir avec petites phrases de présentation "On cherche", "On sait...", etc. non présentes et bien la note peut être divisée par deux.
      Et ce garçon s'exprimait également très bien à l'écrit.
      Je pourrais aussi vous demander comment vous expliquez la note du garçon en biologie puisque ça ne serait pas une question de codes scolaires, mais je n'attends pas votre réponse.
      Visiblement vous faites partie du groupe qui défend les 20 propositions, propositions qui réclament des tests.

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  7. Merci pour ce très bon billet. Oui moi je trouve ça catastrophique ....et je compte pas migrer...Si c'est pour faire à la maison comme à l'école pour moi c'est stupide ...on ne peut plus partir de l'enfant, ses motivations, ses enthousiasmes...on aura toujours en ligne de mire les paliers, les tests...et pour mes enfants c'est juste néfaste dans leurs processus d'apprentissages ou alors je vais les manipuler pour les formater...alors pppppffff et reppfff Pourtant la liberté permet j'en suis certaine de développer des multitudes de connaissances et compétences...et notamment le socle commun !!!et effectivement réussir des épreuves (brevet/bac) mais parce que l'enfant aura choisi ce chemin là...et non parce que moi adulte, j'aurais décidé pour lui..et en fait j'y vois juste un frein...l'autorité bloque les apprentissages...j'espère être compréhensible mais je suis tellement en colère !!!
    Murielle Gomes

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    1. Tout à fait Murielle. Nous sommes plusieurs à avoir des enfants qui en attestent avec une volonté de ne pas les évaluer tant qu'ils ne le souhaitaient pas et la nécessité que ce soit le jeune qui choisisse de passer tel ou tel examen. L'investissement personnel est autrement plus efficace.
      Avez-vous lu le billet de ThéoMaLuAnne et le commentaire de l'enseignant au niveau universitaire?
      "Vous avez appris plein de choses durant vos années de lycée (sourires de contentement dans l'assistance). Oubliez-les vite et réfléchissez maintenant!"
      Et bien pour moi c'est exactement ça : je n'aurais pas aimé que mes filles apprennent par coeur pour des tests, je préférais les inciter à être des libres penseuses avant l'université.

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  8. la loi européenne me donne à moi un peu d'espoir, en cas de litige, une procédure juridique... je me dis que ça ne pourra que nous servir, enfin à mon humble avis.
    Murielle Gomes

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    1. Je l'espère aussi...
      Bonne journée Murielle !

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  9. Ce qui me fait franchement peur c'est votre volonté d'en découdre juridiquement.vous semblez esperer une inflation des procédures. Je pense que cela ne fera qu'envenimer les chose. Le gouvernement ne lâchera pas et pourrait supprimer purement et simplement le droit à l'IEF. Les États s'abritent derrière les réglementations européennes quand cela les arrange mais les ignorent quand cela les arrange aussi. Et les menaces de l'UE ne les font pas plier (combien de fois la France a été condamnée par la Cours euro des droits de l'homme ?).
    Cela ne me dérange pas que tu veuilles donner de l'espoir mais ne leurres-tu pas un peu ces familles inquiètes?
    L'attitude "jusqu'au boutiste" de nombreuses assos ief m'inquiète car j'ai peur qu'elle n'aboutisse qu'à la suppression de l'ief sans autre forme de procès. Tu peux comprendre mon point de vue également.
    Sandrine

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    1. Bonjour Sandrine,
      Où ai-je écrit que j'espérais une inflation des procédures? C'est bien mal me connaître! Aparté perso: je viens d'acheter une maison avec des vices cachés et bien j'ai opté pour un arrangement par nous-mêmes alors non je ne suis pas une procédurière.
      En revanche je n'en doute pas : il y aura plus de procédures si les familles et les enfants ne sont pas respectés. Ce n'est pas ce que je souhaite, mais je comprendrais les familles qui en arriveront là! Je regrette simplement que le gouvernement et une poignée de familles n'écoutent pas nos arguments, je ne parle pas seulement de liberté d'instruction, je parle aussi et surtout d'enfants! Du fait qu'il est anormal qu'un contrôle repose sur leurs épaules.
      Quant aux associations, je ne suis pas forcément d'accord avec tous leurs choix, est-ce que ça pourrait aboutir à la suppression de l'IEF? Franchement je crois que si nous en arrivions là, ce serait par volonté de l'Etat car les lois européennes (oui toujours elles ☺), la déclaration des droits de l'homme et notre constitution nous garantissent ce droit.
      Pour ma part j'ai peur que les demandes de votre groupe nous empêchent de faire entendre les besoins des enfants... à savoir le fait que le contrôle ne repose pas sur leurs épaules...
      Bonne journée malgré tout Sandrine.

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