lundi 11 juillet 2016

17 propositions pas sans conséquences, 9 propositions en retour


Hier je rétablissais certains faits au sujet du renforcement des contrôles (lien ici que je vous encourage à lire).

Ce billet faisait suite à différentes discussions qui m'inquiètent... Une scission qui se crée... Or, vous le savez, je crois à l'union, pas à la division...



Les familles sans école sont très différentes, aussi différentes que les familles scolarisantes. Parfois notre seul point commun est que nos enfants grandissent sans école.

Depuis le docu-film Etre et devenir, c'est vrai il est plus souvent question de unschooling, d'apprentissages autonomes que des familles avec cours par correspondance ou qui reproduisent plus ou moins le modèle de l'école à la maison et je comprends que ça puisse être frustrant pour elles, tout comme ça l'a été lorsque les reportages montraient uniquement des familles avec le modèle "école dans la maison".

Parfois ces familles reçoivent des commentaires acerbes de familles unschooleuses tout comme des familles unschooleuses reçoivent des commentaires acerbes de familles "scolaires à la maison". C'est triste... Je crois pourtant qu'il y a beaucoup de familles tolérantes des réalités différentes.

Je pense que pas une personne ne peut dire que j'ai lancé des critiques acerbes aux uns ou aux autres sur son choix d'instruction.
En revanche je ne cache pas que je me suis parfois opposée sur tel ou tel point avec telle ou telle personne.

Je suis pour la pluralité.
Je suis pour le choix de chacun !
Chaque jour, je réponds à vos messages, bénévolement.
Chaque jour, je m'efforce de suivre les choix de chacun même s'ils sont très différents des miens.

Mais lorsque je lis que 17 propositions ont été faites par une maman sans école, que ces 17 propositions permettraient une avancée, qu'elles permettraient de mieux faire entendre les voix de tout le monde et bien je me sens très triste... Oui je me sens très triste et même découragée... parce que ce n'est pas vrai...
Triste parce que, encore et toujours je pense aux enfants...
Découragée parce que je me bats depuis des années pour mieux faire connaître nos réalités à TOUS, parce que je me suis battue contre les mesures envisagées, parce ce que je me suis sentie soulagée que d'autres familles puissent avoir de meilleurs contrôles grâce aux luttes pour celles-ci de familles comme nous mais ces propositions remettent en question certaines avancées..

Ci-dessous je vais reprendre ces 17 propositions, soulignant ce qui me semble ne rien apporter de plus, ce avec quoi je suis d'accord et ce qui me semble tout simplement catastrophique.

Edit à 12h54, en bas du billet, en réponse au message d'Echappés du bocal, vous découvrirez mes propres propositions.


Introduction

Moi aussi je crois à l'éducation et à l'instruction.
Concernant les demandes des associations, en quoi demander une meilleure formation des personnes en charge du contrôle est-il une mauvaise idée ?
Pour rappel l'implication des assos et des contrôles qui se passent mal sont évoqués dans mon article d'hier. 

 Proposition 1 : signature par les deux parents + mentionner le nom de la personne en charge de l'instruction.

  • La signature des deux parents est déjà requise.
"Les personnes responsables d'un enfant soumis à l'obligation scolaire définie à l'article L.131-1 doivent le faire inscrire dans un établissement d'enseignement public ou privé, ou bien déclarer au maire et à l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale, qu'elles lui feront donner l'instruction dans la famille." (Article L-131-5)
  • Mentionner le nom des personnes en charge de l'instruction, pourquoi pas ? Maintenant est-ce fondamental ? Bon, en ce qui me concerne, pas un point où se diviser. 

 

Proposition 2 : Enquête sociale tous les ans au lieu de tous les 2 ans

Pourquoi pas ? Je ne suis pas persuadée que ce soit fondamental... Mais si cette enquête de la mairie (et non sociale comme indiqué :"l'objet d'une enquête de la mairie compétente, uniquement aux fins d'établir quelles sont les raisons alléguées par les personnes responsables, et s'il leur est donné une instruction dans la mesure compatible avec leur état de santé et les conditions de vie de la famille."- Pour rappel une enquête sociale est beaucoup plus intrusive avec interrogation de l'entourage, etc. Attention donc aux intitulés de ce que vous envisagez de signer...), donc si cette enquête de la mairie est respectueuse et non intrusive comme elles le sont parfois, nous n'avons rien à cacher.

Proposition 3  : Uniformisation des contrôles.

Il n'y a pas comme un "gros mot" là ? Comment une "uniformisation" peut-elle rendre compte de la "pluralité" ?
Si l'intitulé me semble mal choisi, je pense effectivement qu'il est utile d'encadrer les contrôles, cet encadrement n'est cependant pas le même que celui envisagé par L.

Proposition 4 : Même contrôle pour les cours par correspondance que pour les familles sans école


N'est-ce pas déjà le cas avec la nouvelle circulaire
"Cas particulier d'enfant inscrit au Cned en inscription libre ou dans un organisme privé d'enseignement à distance Lorsqu'un enfant instruit à domicile est inscrit au Cned en inscription libre ou dans un organisme privé d'enseignement à distance, la progression globale retenue est celle fixée par l'organisme et validée par le contrôle pédagogique du ministre chargé de l'éducation nationale auquel il est soumis.
Le contrôle exercé par l'inspecteur d'académie dans le cadre de l'instruction dans la famille porte sur la réalité de l'instruction dispensée à l'enfant au sein de la famille. Il doit essentiellement permettre de vérifier que les différents travaux présentés ont bien été réalisés par l'enfant et que le mode d'instruction choisi permet une progression régulière des acquisitions de l'enfant
."

Proposition 5 : Le lieu du contrôle

Domicile pour les plus jeunes. A titre personnel ça me va. Cependant certaines familles sont par exemple en travaux et appréhendent parfois que ça influe sur le regard de la personne en charge du contrôle. S'il n'y avait que cette proposition, je pense que ce ne serait pas important.
Etablissement scolaire ou lieu académique pour les plus grands. Pourquoi ? Avez-vous peu de matériel à transporter ? Pourquoi choisir un lieu différent ?
Et puis pourquoi imposer un lieu ? Pourquoi ne pas discuter ensemble du lieu ?
"L'absence de véhicule [...] n'est pas valable", sic, donc si convocation à 100 km, la famille se débrouille pour trouver un chauffeur menant tout le monde au lieu et à la date choisie ou bien elle paie un train (tant pis si revenus faibles d'autant que nous savons qu'aucune aide financière n'est accordée aux familles sans école) et si elle refuse hop deux refus injonction de scolarisation.
Je ne souhaite à PERSONNE de se retrouver dans cette situation car n'importe qui peut être concerné.
Où est l'avancée ?

Au passage quelle différence avec les amendements ?
 « L’autorité de l’État compétente en matière d’éducation détermine les modalités et le lieu du contrôle. »
« L’autorité compétente de l’État en matière d’éducation met également en demeure les personnes responsables de l’enfant de l’inscrire dans les quinze jours dans un établissement d’enseignement public ou privé lorsqu’ils ont refusé deux fois de suite sans motif légitime de soumettre leur enfant au contrôle annuel prévu au troisième alinéa et de faire connaître au maire l’établissement scolaire qu’ils auront choisi."

Proposition 6 : La date du contrôle

Obligation d'avertir au moins un mois avant.
La circulaire le prévoit déjà : "Cette information lui est adressée au minimum un mois avant la date prévue pour le contrôle."

 
Proposition 7 : Les choix pédagogiques des familles

  • Les inspecteurs auraient obligation de tenir compte des choix des familles, c'est déjà indiqué dans la circulaire... 
"Le contrôle est individualisé et spécifique à chaque enfant."
  •  Obligation d'indiquer la progression
Donc un seul choix valable : celui des familles qui programment. Au nom de quoi est-ce légitime ? Au nom de quoi est-ce le seul choix valable ?
Pour se sentir entendu, faut-il nier la liberté d'autrui ? Empêcher un choix différent centrés sur les intérêts et aptitudes de l'enfant du moment ? Une instruction donc sans progression pré-décidée.
Et si dans un an, deux ans, cinq ans, vous changez d'avis, si vous ne voulez plus pré-établir de progression le pourrez-vous encore ?

Pour ma part je crois plus utile d'indiquer ce qui a été fait au cours de l'année passée.


Proposition 8: Obligation de moyens et non de résultats inscrits dans le décret

Sur le fond je suis d'accord, à condition que les moyens ne soient pas prédéterminés.


Proposition 9 : Contrôle de l'instruction et non validation d'un niveau scolaire


De plus en plus de contrôles ont lieu ainsi, suivant en cela la circulaire : "Le contrôle n'a pas, en effet, pour objet de valider le niveau scolaire."
La loi dit d'ailleurs : " "L'autorité de l'Etat compétente en matière d'éducation doit au moins une fois par an, à partir du troisième mois suivant la déclaration d'instruction par la famille, faire vérifier que l'enseignement assuré est conforme au droit de l'enfant à l'instruction tel que défini à l'article L. 131-1-1." (Article L.131-10).
En aucun cas il n'est fait question d'un niveau scolaire. L'écrire noir sur blanc pourrait cependant être un plus.


Proposition 10 : Les personnes procédant au contrôle

D'accord sur le fait que la neutralité est requise et qu'il serait plus juste d'indiquer précisément qui sera présent afin d'éviter les "surprises".
D'accord également sur le fait qu'une personne différente pour un second contrôle serait plus adaptée.

Proposition 11 :Tests

"plus possible de se soustraire aux tests".
Sic et resic... je vous invite à relire mon article (lien) expliquant pourquoi les tests ne doivent pas être imposés!
C'est le point le plus problématique de toutes ces propositions !
Outre le fait qu'imposer des tests ne prend absolument pas en compte les choix de certaines familles car même si L dit qu'ils devraient tenir compte des choix pédagogiques, elle oublie un point capital : le refus d'évaluation comme principe pédagogique !
De plus c'est nier totalement tous les enfants qui ne peuvent pas subir ces tests sans perdre confiance en eux parce que trop inquiets... Alors tant mieux si vos enfants gèrent bien ces situations, tant mieux si les enfants n'ont pas de profil particulier, mais pour l'amour des enfants, pensez aux autres !! Et n'oubliez pas qu'un jour ou l'autre vous pourriez aussi être concernés...

Autre problème fondamental à ne pas négliger : inscrire les tests dans la loi c'est risquer qu'une nouvelle circulaire, un nouvel amendement ajoute des précisions comme le suivi du programme annuel et des méthodes en vigueur... Ne mettons pas le doigt dans un engrenage dont nous ignorons où il nous conduira... 

Proposition 12 : Déroulement contrôle au niveau primaire

Entretien avec les parents, consultation des supports dans un premier temps, c'est-à-dire exactement ce que prévoit la circulaire...
"Le contrôle des connaissances et compétences acquises par l'enfant comporte l'observation de ses différents travaux présentés à l'inspecteur chargé du contrôle lors d'un entretien."
Et ensuite imposition des tests oraux et écrits... Même commentaire que pour le 11...
On peut tout à fait échanger autour des supports, discuter avec l'enfant si celui-ci est prêt sans imposer des exercices...
Les enfants scolarisés sont-ils testés pour assurer le contrôle d'un enseignant ?

Proposition 13 : Contenu du test annuel

Décidément...
Une fois encore tant pis pour la liberté pédagogique et les enfants à besoins particuliers... ce n'est pas comme si beaucoup d'enfants quittaient le système scolaire pour cause de souffrance scolaire...

Proposition 14 : Associer contrôle et programme scolaire

Super ! Bye bye la liberté pédagogique... Bye bye les choix qui privilégient le suivi des intérêts de l'enfant et l'actualité de celui-ci.
Ce n'est pas parce qu'on aime suivre le programme en cours qu'on doit l'imposer aux autres... d'autant que s'il est imposé, vous ne pourrez plus changer d'avis !
Et si le programme impose certaines notions qui vont à l'encontre de ce que vous pensez et bien vous devrez les enseigner également... (théorie du genre qui a suscité quelques débats par exemple...).

Proposition 15 : Refus

Refus de se déplacer, refus des test : même topo que les amendements. Où est l'avancée ? Où est la différence ?
Le problème est que l'inspection académique se trouve juge et partie... Il serait possible d'envisager des sanctions si ce n'était pas le cas, à l'heure actuelle ça me semble aberrant. 

Proposition 16 : les cas particuliers

Obligation de montrer un certificat si enfant à besoins particuliers.
Dommage pour l'enfant si ses besoins ne sont pas encore officiellement reconnus, mais ça n'arrive jamais, n'est-ce pas ?
Dommage pour l'enfant si la famille avait prévu de ne pas le stigmatiser.

Proposition 17 : Contrôle niveau collège

L'enfant rencontrerait les professeurs (le contrôle niveau collège se passe parfois bien mieux avec d'autres personnes que des enseignants qui ne connaissent parfois pas d'autres méthodes et progressions que celles du collège).  Il discuterait de ses supports, parlerait des choix (de ses parents, pas très logique selon moi...), expliquerait comment il apprend, etc.
Pourquoi pas un échange avec présence du parent, mais là encore n'oublions pas que tous les enfants n'y sont pas prêts à 12 ans... Généraliser, c'est oublier tous les timides ou anxieux sur le bas côté... 

Conclusion

Prenez le temps de penser à tout ça... Essayez de vous sentir concernés par les uns et les autres... Essayez de ne pas vous laisser envahir par la peur ou le besoin de reconnaissance...
N'oubliez pas les principaux concernés : les enfants.

Edit du 4 octobre 2016:
Depuis les propositions sont passées au nombre de 20 avec toujours des propositions problématiques pour la liberté d'instruction et les enfants...
Ici vous pourrez lire le témoignage de Petits Homeschoolers qui était dans le collectif et n'y est plus...


Mes propositions.


  • 1/ Date : Demander à ce que le délai d'un mois soit inscrit dans la loi. Bien entendu les impératifs des familles doivent également être entendus (emploi, rendez-vous difficile à annuler, etc.). A chacun d'aller vers l'autre afin que le contrôle puisse avoir lieu dans de bonnes conditions.


  • 2/ Lieu : Lieu du contrôle proposé par l'inspection académique en privilégiant le domicile, mais sans exclure une discussion possible afin d'entendre les arguments de la famille qui refuserait un lieu donné. 
  • 3/ Compte-rendu pédagogique : rédaction d'un document (pas nécessairement long mais présentant les points clés du choix d'instruction, 1 ou 2 pages pourraient suffire) à présenter au moment du contrôle ou envoyer avant (en fonction des choix de chacun).
  • 4/ Déroulement du contrôle : Dans un premier temps discussion autour de ce compte-rendu.  Dans un second temps consultation des supports formels s'il y en a, informels sinon et réalisations.
Inscrire dans les textes législatifs (et non simplement circulaire) l'obligation de consulter les supports et réalisations de l'enfant.
Possibilité de proposer un cahier de vie (non exhaustif) selon le principe énoncé ici


  • 5/ Tests : Ne pas imposer de tests, mais les proposer pour ceux à qui ils conviennent.


  • 6/ Besoins particuliers : Imposer une adaptation à l'enfant tout en réalisant qu'un certificat ne peut être exigé, je pense qu'il est facile de constater que l'enfant a une difficulté lorsqu'il s'agit d'anxiété. Pour les enfants "à profil particulier", c'est plus compliqué, il faut un oeil exercé pour repérer d'où vient la difficulté si pas de reconnaissance officielle. Alors pourquoi ne pas croire les parents qui en parlent? Quel intérêt d'imaginer un besoin de l'enfant ?


  • 7/ S'adapter aux particularités de l'IEF : Informer les personnes en charge du contrôle des réalités différentes : une famille peut opter pour des cours par correspondance, un modèle scolaire ou des apprentissages différents. S'il y a visiblement implication du parent (quelle que soit la forme de cette implication) pourquoi douter de la bonne volonté des parents ?


  • 8/ Choix pédagogiques : Maintenir la liberté de suivre le programme ou pas! Recommander certaines lectures aux personnes en charge du contrôle. Rappeler à l'ordre les personnes en charge du contrôle qui cherchent à "casser de l'IEF". 

  • 9/ Personnes en charge du contrôle :  A l'heure actuelle il existe encore trop de contrôles qui se passent mal (y compris lorsque la famille pratique une instruction très formelle) faute d'une connaissance suffisante de l'instruction en famille. Lorsque la personne en charge du contrôle ne connait pas suffisamment cette réalité, pourquoi ne pas proposer que les contrôles soient réalisés par une personne de l'Education Nationale et un référent IEF dans chaque région ? Ce référent IEF serait une personne connaissant réellement l'instruction en famille (ancien parent IEF ou parent pratiquant).  Consciente que ce serait un coût s'il fallait le rémunérer, le référent serait bénévole ou éventuellement percevrait une indemnité de déplacement via les assos.
Si aucun référent n'était possible, il serait indispensable que la personne en charge du contrôle reste ouverte et se soit documenté.  

45 commentaires:

  1. Ton article est très intéressant, je suis en train d'écrire sur ce thème. Je ne suis pas d'accord avec toutes les propositions, mais je t'avoue que c'est la seule chose concrète que j'ai vu circuler.

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    1. Bonjour M., je ne sais pas. Je trouve tout de même que demander à ce que les choix pédagogiques de chacun soient pris en compte est concret.
      Maintenant si c'est parce que tu as besoin de liste, je comprends, je suis une adepte des listes. :)
      Dans ce cas on pourrait
      1/ Demander à ce que le délai d'un mois soit inscrit dans la loi.
      2/ Le lieu du contrôle proposé par l'inspection académique en privilégiant le domicile, mais sans exclure une discussion possible afin d'entendre les arguments de la famille qui refuserait un lieu.
      3/ Eventuellement demander la rédaction d'un document (pas nécessairement long mais présentant les points clés du choix d'instruction) à présenter au moment du contrôle ou envoyer avant (en fonction des choix de chacun).
      4/ Toujours dans les textes législatifs (et non simplement circulaire) imposer la consultation des supports et réalisations de l'enfant.
      5/ Certainement pas imposer les tests, mais les proposer pour ceux à qui ils conviennent.
      6/ Imposer une adaptation à l'enfant tout en réalisant qu'un certificat ne peut être exigé, je pense qu'il est facile de constater que l'enfant a une difficulté lorsqu'il s'agit d'anxiété. Pour les enfants "à profil particulier", c'est plus compliqué, il faut un oeil exercé pour repérer d'où vient la difficulté si pas de reconnaissance officielle, mais pourquoi ne pas croire les parents qui en parlent? Quel intérêt d'imaginer un besoin de l'enfant ?
      7/ Informer les personnes en charge du contrôle des réalités différentes : une famille peut opter pour des cours par correspondance, un modèle scolaire ou des apprentissages différents. S'il y a visiblement implication du parent (quelle que soit la forme de cette implication) pourquoi douter de la bonne volonté des parents ?
      8/ Maintenir la liberté de suivre le programme ou pas!

      Je lirai ton article avec intérêt !
      Bonne journée à toi.

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  2. Je suis tellement d'accord avec tout ce que tu dis! Enfin des propositions concrètes et respectueuses à la fois!

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    1. Merci Fleur de thym pour ton soutien, mais aussi parce que j'apprécie toutes ces familles qui se sentent concernées à titre personnel ou pour TOUS les enfants concernés.

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  3. Bravo pour cet article ! Il doit circuler !
    Effectivement le respect des choix pédagogiques, différents selon les familles, et selon les enfants, ne peut pas passer par des tests uniformisés !!
    Plaider pour la formation, au moins l'initiation des inspecteurs aux différentes pédagogies me semblerait intéressant aussi.

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  4. Des propositions pleines de bon sens qui permettrait effectivement de mieux cadrer les choses et de respecter tous les protagonistes.

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    1. Voilà je pense que le plus important est là : les enfants d'abord, mais dans leur intérêt tâcher de trouver un terrain d'entente qui ne peut pas passer par des tests systématiques.

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  5. Bonjour Lise Isa, plusieurs remarques en réponse à ton billet
    remarque 1 : tu soulignes à de nombreuses reprises que mes propositions ne font que réaffirmer la circulaire actuelle. Pourquoi alors tant d'opposition virulente? Est ce que mes détracteurs n'auraient pas bien lu la première fois ce que j'ai écrit?

    Remarque 2 : tu dis"Les inspecteurs auraient obligation de tenir compte des choix des familles, c'est déjà indiqué dans la circulaire... " sauf que tu sais aussi bien que moi que ce n'est pas appliqué dans tous les cas ! C'est même le sujet principal des frictions !!! Faudrait savoir !
    Remarque 3 :"En aucun cas il n'est fait question d'un niveau scolaire. L'écrire noir sur blanc pourrait cependant être un plus." bon ben alors, c'est pas bien? Tu sais pertinemment que de nombreux inspecteurs font référence au niveau scolaire lors des contrôles et ne basent pas sur les acquisitions réelles de l'enfant. C'est tout l'enjeu et l'intérêt de mes propositions!
    Remarque 4 : les tests ne sont pas mon idée au départ mais celle de l'EN qui vous l'imposera de toute façon. Alors vous préférez lui laisser totalement les rênes? Moi non.
    Remarque 5 : un inspecteur doit pouvoir interroger un enfant oralement à partir de la 2ème année. Explique moi comment valider la progression d'un enfant sans pouvoir au moins lui parler?? Uniquement sur la bonne foi des parents? Tu crois vraiment que l'administration va se contenter de déclarations d'intention chaque année?
    Remarque 5: le contenu du test annuel, ce n'est pas ma marotte, c'est juste que cela va avec l'article 14bis. Je préfère donc appuyer pour qu'il se fasse en référence aux acquisitions réelles des enfants et non en référence aux attendus de chaque cycle. Je ne dis rien d'autre, bon sang!!! Mais bon, si certains d'entre vous préfèrent avoir des évaluations en référence à un niveau chaque année, après tout...

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    1. Bonsoir Laurence
      1/L'opposition est face aux tests que tu proposes d'imposer.

      2/Tout à fait d'accord avec toi. Mais nous pouvons utiliser la circulaire. Maintenant si tu proposes d'ancrer les points positifs dans la loi, je n'ai pas dit que je n'étais pas d'accord avec toi.

      3/Là encore ai-je dit que je n'étais pas d'accord avec toi sur ce point ? Tu me cites, tu peux donc voir que je suis d'accord avec ce point.

      4/Oui c'est l'idée de l'EN, cette idée est-elle votée pour le moment? Quand le projet de loi visant à limiter l'instruction en famille a été déposé en 2007, fallait-il se résoudre? Faut-il aussi se résoudre au projet de Ciotti ? Je ne comprends pas pourquoi il faudrait baisser les bras dès maintenant.

      5/ Ai-je dit que l'enfant ne devait pas ouvrir la bouche ? Je pense en revanche que ce n'est pas son rôle de présenter l'instruction choisie par ses parents, pas à lui de tout présenter. Si ce n'est pas ton idée alors il me semble important de reformuler.

      5- 2/Mais une acquisition peut être fluctuante ! Zut, plus la référence en tête, mais j'ai récemment lu un ouvrage de Carl Rogers qui expliquait très bien combien les étudiants (les étudiants-hein même pas les enfants) pouvaient être déstabilisés par les tests et combien l'échec grandissait lorsque le jeune s'était déjà trouvé en situation de difficulté.
      Moi je continue de trouver anormal de tout faire reposer sur les épaules de l'enfant. Un enseignant est contrôlé sur son travail, pas sur les réussites de tous ses élèves...

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  6. Remarque 6: je n'ai pas dit qu'il fallait associer contrôle et programme scolaire. Je n'ai pas dit qu'il fallait suivre le programme scolaire. L'EN vous le demandera, j'essaie donc de couper la poire en 2 "ok, vous nous laisser tranquilles pendant tout le primaire avec simplement un test sur les acquisitions réelles chaque année (pcp le test personne n'y échappera donc autant le définir) et puisque vous tenez à vos cycles, faisons une évaluation à la fin du primaire en référence au cycle 3"
    Remarque 7 : ton enfant ne sera pas rescolarisé parce qu'il ne connait pas la Marseillaise ou n'étudie pas la théorie du genre. C'est un reproche caricatural!
    remarque 8 : intéressante ta proposition sur le lieu de contrôle mais encore faut il que l'inspecteur soit ouvert et conciliant et face à une famille ouverte et conciliante...que se passera-t-il quand la famille refusera de se déplacer pour des motifs que l'inspecteur trouvera irrecevables? Que se passera-t-il si l'inspecteur est un dur à cuire et qu'il ne démord pas? Chacun campe sur ses positions?? Ma proposition a été faite pour 3 raisons: 1) éviter les situations actuelles injustes. Dans ce domaine, le statu quo n'est pas satisfaisant. Certaines familles ont à se déplacer d'autres pas, c'est une vraie loterie.2) couper la poire en 2 puisque l'EN semble attachée à vouloir faire des contrôles en dehors du domicile 3) donner des règles du jeu claires, sans ambiguïté auxquelles personne ne pourra se soustraire au bénéfice du doute.
    Remarque 9: j'ai parlé notamment de collège de rattachement. Je veux bien que tu me présentes la famille IEF qui habiterait à 100km de son collège de rattachement! Caricatural encore une fois !
    Remarque 10 tu dis "Il discuterait de ses supports, parlerait des choix (de ses parents, pas très logique selon moi...)" je ne parlais pas du choix de l'IEF! mais par exemple de ses choix de lectures, d'activités, de méthodes travail etc...donc si très logique au contraire !

    "Pourquoi pas un échange avec présence du parent," j'ai bien précisé que c'était en présence des parents!
    Remarque 11 : les cas particuliers. Les parents sont libres de ne rien fournir du tout! Il faudra alors s'arranger des contrôles, des tests (en référence aux acquisitions réelles) et espérer que l'inspecteur soit professionnel. Evidemment que dans la majeure partie des cas, c'est ce qui se passe ! Mais dans le cas contraire, comment arriveras-tu à te justifier? N'oublie pas qu'en face il s'agit d'une administration...
    remarque 11 : tu dis"Rappeler à l'ordre les personnes en charge du contrôle qui cherchent à "casser de l'IEF" pour cela, il faut des textes clairs, structurés, précis et offrant un cadre suffisamment fixe pour qu'il n'y ait pas possibilité d'interprétation. C'est ce que je me suis attachée à faire. Quand le cadre est bien posé, il y a peu d’ambiguïté et le cas échéant, il est plus facile de se défendre.
    Dernière remarque : oui, l'IEF induit des coûts et des obligations, des responsabilités vis à vis des enfants. Certains ont tendance à l'oublier un peu vite. Nous faisons des choix. Nous avons toujours le choix. Mais aucun choix n'est sans conséquence. Nous avons le choix de l'IEF avec le coût des supports, du billet de train (?) les obligations de déclarations, de contrôles, de se justifier, la responsabilité d'aider nos enfants à progresser et de mettre des moyens en oeuvre pour cela, ou nous avons aussi le choix de l'école publique gratuite, avec les allocations à la rentrée, ou le choix du hors contrat hors de prix mais avec de petits effectifs, des fournitures à acheter, située à 30 minutes de chez soi (simple exemple) etc...
    Conclusion : en effet, je vous invite à bien réfléchir et surtout à bien lire ce que j'ai écrit.

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    1. 6/ "Associer le contrôle et les programmes en vigueur", c'est l'intitulé de ton titre. Dans les faits effectivement la suite de ton message ne reprend pas exactement ce point. Dans ce cas, si ce n'est pas ton idée, je pense utile de reformuler.

      7/ Je ne comprends pas ? Le hic c'est que tes points de réponse ne correspondent pas aux points de tes propositions. Je suppose que tu fais référence aux notions programmées qui pourraient être évitées. Enfin chez nous l'écart au programme a été beaucoup plus grand. Logique puisque j'ai centré l'instruction autour des projets et demandes des filles, autour de notre actualité aussi.

      8/ Je ne nie pas qu'il peut aussi y avoir un souci du côté de la famille mais le hic c'est clairement que l'inspecteur est juge et partie.. Alors pour le lieu, sur le fond je ne serais pas contre un lieu fixe et je pense que tout le monde pourrait s'y faire, mais selon moi il importe que ce lieu soit ou neutre (certainement pas un collège ou une école primaire où les apprentissages sont scolaires) ou là où a généralement lieu l'instruction.

      9/ Tu pars du principe que le contrôle serait dans un collège. Je pars du principe que le collège est un lieu inadapté (sauf si suivi des programmes scolaires). Quant à l'exemple de 100 km, il n'est pas anodin, il m'a été rapporté par plusieurs familles sans école...

      10/ S'il s'agit des choix de lectures et activités, je n'aurais rien trouvé à redire. Mais lorsque tu parles de méthode de travail, tu penses IEF proche du scolaire or lorsqu'on opte pour les apprentissages autonomes, les méthodes sont tout autre. Imagines-tu un jeune ado expliquer ce que sont les apprentissages autonomes à quelqu'un de peu ouvert ?
      Et un enfant qui se crispe lorsqu'on parle d'apprentissages, lorsqu'il a peur de se tromper, n'aura-t-il pas peur d'être jugé, qu'on lui dise que ce qu'il fait est minable. Là encore j'ai quelques exemples en tête où le jeune n'a pas eu tort de le craindre et où ensuite il en a payé les pots cassés...

      11/ Sur les certificats pouvant être fournis, ok. Mais je pense simplement aux autres cas ainsi qu'à ceux qui ne souhaitent pas en fournir. Alors tant pis pour l'enfant s'il fallait en passer par là, oui au certificat... mais l'autre enfant, celui qui n'a pas son diagnostic ?

      11- 2/ Tant mieux si tu souhaites un texte plus cadré, j'ai compris qu'il y avait un besoin de ce côté. Mais les propositions telles que tu les fais aujourd'hui ne peuvent me convenir ainsi qu'à beaucoup d'autres familles...
      Parfois j'ai l'impression que c'est un problème de formulation, dans ce cas ça se change.
      Mais il y a aussi un défaitisme dans tes propositions : or en partant perdante tu ne nous laisses aucune chance de faire entendre une autre possibilité...

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  7. Merepoule, je me permets ici de te livrer le fond de ma pensée.
    Ce qui est réellement problématique, à mes yeux, ce ne sont pas tant tes idées, finalement, je suis très ouverte quant à la liberté d'opinion. Tu as le droit, c'est encore heureux, d'estimer que tes propositions sont bonnes, justes, acceptables, souhaitables, salutaires ou que sais-je encore...

    D'ailleurs, tu remarqueras qu'avec les propositions d'Isa Lise : tu pourras continuer à laisser tes enfants être testés si ça te convient. (Tout en espérant que ça leur conviendra toujours à eux aussi.)

    Ce qui me dérange par dessus tout, et c'est peut-être dans le fond ce qui provoque toute ces réactions à ton égard, est qu'en agissant ainsi tu donnes l'impression de t'imposer de facto comme porte parole de l'ensemble des familles ief.

    Alors qu'on est nombreux à te dire que non, pas du tout, ces propositions on n'en veut pas!

    As-tu conscience qu'en agissant ainsi, ça risque de nous revenir en plein visage à la première occasion? Toute famille refusant les tests pourrait se voir répondre désormais que pourtant, il y en a qui sont d'accord avec cette procédure ; pourquoi refuser si on n'a rien à cacher? C'est l'argument liberticide n°1 (pas seulement en ief) et là, toi : tu leur offres une excuse sur un plateau d'argent!

    Nous sommes nombreuses à te dire que nous ne nous reconnaissons pas dans tes propositions et... tu insistes.

    Tu nous dis que nous avons tort, rien de moins, de ne pas être d'accord avec toi. C'est prétentieux et irrespectueux, pour nous et pour nos enfants.

    Sais-tu mieux que nous ce qui nous convient?
    Sais-tu mieux que nous ce qui convient à NOS enfants?
    Prétends-tu nous édicter ce qui est bon pour nous? Comment nous devons penser?
    Serions-nous à tes yeux des êtres si faibles et imbéciles pour que tu t'investisses ainsi de la mission de nous protéger de nous-mêmes en faisant des choix à notre place?
    T'est-il si difficile d'admettre que certains souhaitent se battre différemment, avec d'autres objectifs? Choisir qui va les représenter? Et en quoi cela te dérange-t-il? Car dans le fond, pour toi, dans tout les cas : rien ne change. Si tu veux te déplacer, et si tu veux des tests, tu auras satisfaction.
    Faut-il que l'ensemble des familles ief sacrifient leurs idéaux et leurs enfants sous prétexte que tu refuses de modérer ou modifier tes propositions?
    D'ailleurs, pourquoi appeler ça des propositions, puisque tu entends nous les imposer? En quoi ton attitude faite d'injonctions et de jugements diffère-t-elle de celle de l'EN? Pourquoi ne pas plutôt participer à la réflexion collective plutôt que d'asséner que tu as LA solution à laquelle il ne faut changer aucune virgule?

    Je ne comprends pas...

    Pas que tu aies fais des propositions. Je l'ai dit, et je le répète : je comprends que devant le "truc" qui s'apprête à nous tomber sur le coin du nez on puisse avoir un moment de panique, vouloir amortir le choc et ne pas mesurer toutes les conséquences de notre réaction...

    Mais je ne comprends pas que tu t'entêtes à ce point quand tu vois que tant de personnes sont quasi plus affolées de lire tes propositions que les amendements officiels... Bon sang, mais ça devrait te faire réagir, non? Se pourrait-il que tout le monde ait tort et que toi seule voies clair?

    Je suis sûre que tu as voulu bien faire.
    Ça n'a pas marché, c'est pas grave, faut pas insister...

    Réfléchis, penses-y... S'il te plait.

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    1. Merci à toi Poule ou coq, tu as mis le doigt sur ce qui pose problème : Mère Poule, tu crois très fort à tes propositions, mais elles ne peuvent pas convenir à un grand nombre de familles...
      Si les textes étaient passés, oui elles mériteraient d'être pensées et encore je crois que nous serions nombreux à pleurer... y compris moi alors que mes filles ne seront pas concernées...
      Mais ce n'est pas le cas et là nous sommes très nombreux à avoir le sentiment que tu tends un bâton pour mieux nous battre...
      Tu demandes qu'on te relise avec attention, je l'ai fait, j'ai constaté qu'il y avait dans certaines de tes propositions une volonté d'améliorer les choses et peut-être même de tenir compte des réalités de chacun. Le problème c'est que ton regard ne me semble pas assez clairvoyant sur les apprentissages autonomes et puis peut-être n'as-tu pas rencontré assez d'enfants en grande souffrance, raison d'une déscolarisation.
      C'est pour ça que nous ne pourrons jamais être d'accord tant que tu proposeras des tests, même des tests que tu penses adaptés.
      Alors moi aussi je te demande d'y penser...
      Essaie de ne pas prendre tout ça contre toi, je suis fâchée après certaines de tes propositions qui m'attristent, je ne cherche pas à te blesser ou t'attaquer.

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  8. Le souci c'est que le cadre légal (et administratif) s'accomode fort mal de notre fonctionnement de familles (dont les familles IEF) faites de remises en question, d'espaces des possibles, de patience non mesurée, d'aller à contre courant parce que parfois, en dépit du bon sens, rien d'autre ne fonctionne. Perso, je n'aurai jamais cru en venir à l'IEF ... mais c'est comme ça. On ne peut pas tout anticiper sans tuer quelque chose (en nous, en notre enfant) : du potentiel, du bonheur, du respect, tout se paie, même une trop grande prudence.

    Selon moi la seule issue possible, c'est de retirer à la loi tout ce qui a trait à l'épanouissement des enfants. Ce sont deux domaines fondamentalement contradictoires. Les enfants sont des feux d'artifices d'imprévisibilité, et c'est tant mieux. Le meilleur moyen de les respecter, c'est de se refuser à les protéger et de les armer pour qu'ils le fassent eux-mêmes, comme on peut se refuser à tout stériliser autour d'eux pour que leur système immunitaire est une chance de se renforcer.

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    1. Bonjour Laura je suppose que c'est ironique : "Selon moi la seule issue possible, c'est de retirer à la loi tout ce qui a trait à l'épanouissement des enfants."
      Hélas le discours : "Le meilleur moyen de les respecter, c'est de se refuser à les protéger et de les armer pour qu'ils le fassent eux-mêmes", je l'ai déjà entendu. J'ai obligé jour après jour une enfant à aller à l'école, une école qui a passé un mois entier à pleurer et puis qui, pendant des années, est rentrée agitée, triste de l'école... Mais on me répétait qu'il ne fallait pas la surprotéger. Verdict : perte de confiance en elle et phobie sco.
      Le meilleur moyen de les respecter ? Ne pas leur couper les ailes en les surprotégeant certes, mais certainement pas ne pas les entendre.
      Bonne journée.

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    2. Isa Lise, mettre les enfants à l'école voilà un drôle de moyen de les protéger en effet. L'école qui, sous prétexte de les protéger, les laisse nus et sans armes pour affronter la vie et ils à cause de laquelle ils se retrouvent à devoir tout apprendre au moment où ils ne peuvent plus compter sur leurs familles. Si ça c'est pas de la cruauté, du manque de respect, du refus d'entendre.

      Je t'ai parlé de respect, toi tu me parle de ne pas les entendre. Tu n'as donc rien compris à mon propos.

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  9. Isa Lise, je voulais te dire un immense merci pour tout ce que tu fais en ce moment pour défendre l'IEF alors même que tu n'es plus directement concernée pour tes filles. Je suis impressionnée par le travail de recherche et d'analyse que tu fais et j'apprécie énormément la pondération dont tu fais preuve.
    Autant je n'admets pas que des parents unschooleurs se permettent de faire la morale à des parents qui utilisent des méthodes plus ou moins formelles, autant je n'admets pas non plus que l'on mette les menaces actuelles contre l'IEF sur le dos de ces familles (au passage, je pense que NVB est beaucoup plus remontée contre les familles très cathos qui cherchent à se soustraire à une pseudo-menace de la théorie du genre que contre les unschooleurs. Et je ne pense pas que les vociférations de Farida Belghoul aient été très bénéfiques pour l'IEF, mais c'est une autre histoire...).

    Je pense qu'il est important de lutter pour faire valoir notre liberté pédagogique et le refus des tests systématiques tels qu'ils se profilent (ou tels que Laurence les propose) me paraît fondamental. Il serait temps que la France se rende enfin compte que son modèle d'évaluation est non seulement dépassé mais contre-productif...

    Fondamental aussi, tu as raison, de faire des propositions pour sortir de l'impasse. Penser nous-mêmes aux critère d'un contrôle respectueux et en débattre est sans doute une solution.
    Je pense personnellement depuis longtemps à quelque chose, mais je ne sais pas si cela est réaliste. C'est que ce n'est pas l'éducation nationale et ses inspecteurs qui devraient procéder à ses inspections car ils ne sont pas qualifiés pour cela. En effet, ils sont spécialistes d'un seul mode d'apprentissage, d'une seule manière de valider les acquis. Donc, tant qu'ils ne se forment pas aux autres manières d'apprendre et d'évaluer, ils sont justes incompétents. Maintenant, reste à savoir par qui les remplacer?....
    Une chose également que je trouve très dangereuse, c'est de parler d'obligation de moyens et de laisser les inspecteurs juges de cela. Car comment juger si le moyen est correct ou non si l'on n'a pas un minimum de formation?
    Et pour terminer, je dirais que, comme d'habitude, hélas, tout cela est encore un problème de défiance. Défiance envers les parents, défiance envers les capacités de l'enfant...

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    1. Merci Marie-Hélène!
      Pour les personnes en charge du contrôle, je suis d'accord avec toi! Les assos l'ont d'ailleurs proposé à plusieurs reprises, je vais d'ailleurs ajouté une proposition à ce propos, merci !

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  10. Merci Isalise pour tes propositions pleines de bon sens, réalistes et respectueuses de nos enfants! Merci aussi à Poule ou Coq, je suis complètement de ton avis!
    C'est bien dommage que Chroniques du Poulailler s'imagine que les familles faisant du formel sont ok pour les tests, c'est une grosse erreur...je pense que cette personne n'est pas assez entourée de familles non-sco, car cela permet l'ouverture d'esprit de côtoyer des familles vivant l'ief différemment de sa propre conception...elle ne voit qu'à travers le prisme de sa "petite" famille et c'est bien dommage:-(

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    1. Merci Carine pour faire entendre ta voix !
      Oui
      - les familles unschooleuses ne peuvent être d'accord avec les tests.
      - les familles avec enfant à besoins particuliers ne peuvent être d'accord.
      - un certain nombre de familles appréciant le formel ne peuvent être d'accord...
      ça fait tout de même beaucoup de personnes qui ne s'y retrouvent pas...
      Bonne journée Carine !

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  11. Isa Lise, je suis d'accord avec toi lorsque tu dis que les tests ne peuvent pas convenir à tout le monde. Lorsqu'un enfant "rentre dans le moule EN", pourquoi pas!? Les familles n'ont pas grand chose à craindre. Mais quand un enfant dys ou autre cas, n'y rentre pas, il ne faut pas en faire sauf si l'enfant est demandeur. Car pour tout enfant dys, il faut suivre son rythme et pas forcément faire du formel.
    Et pour les unschooleuses, c'est leur choix, leur liberté. Et leur façon d'éduquer leurs enfants, de leur apprendre ne peut pas correspondre à des tests.
    Pour moi obliger des tests, enlève à notre liberté, liberté d'éduquer nos enfants comme l'on souhaite et de leur apprendre comme l'on veut.
    Nous vivons dans un pays libre, mais en ce moment, je trouve que notre liberté est atteinte!
    Dommage qu'une scission se fait au sein de l'IEF! Mais je pense quepou le ou coq a tout à fait raison.
    Quand j'ai lu les propositions de L. Ma 1ère réaction a été "mais pour qui elle se prend! elle croit tout savoir et sauver tout le monde!"
    Certes certaines propositions sont corrects, mais je pense que l'on ne peut pas proposer sans prendre en compte l'avis des autres,leur façon de faire.
    Je pense aussi que ses enfants "marchent bien à l'école" sans aucune difficulté et donc n'a jamais côtoyé d'enfants en difficulté.
    Un jour, j'ai rencontré une famille dont leurs 3 enfants sont plus que surdoués (on dira même que c'est dans leur gêne de très bien réussir à l'école, de faire des hautes études sans que les parents les suivent!), à chaque fois que je parlais avec la mère de nos enfants et de l'école, ses propos me montraient qu'elle parlait sans savoir ce que les familles avec des enfants en difficulté pouvaient vivre. Une seule fois, j'ai parlé avec le père qui lui avait plus d'empathie que sa femme. Peut être est-ce le cas de L.!?
    C'est pour cela qu'il faut sans doute s'écouter les uns les autres, en discuter et ensuite rédiger ensemble des propositions. Car sinon cela revient à faire comme le gouvernement: imposé sans discuter!
    Perso, je préfère les tiennes qui prennent en compte les différentes familles, besoins...et même si certaine personne ne serait pas d'accord avec toi, tu ne te braqueras pas, tu seras à l'écoute. C'est ce que j'ai remarqué depuis fort longtemps et pour ça, merci!

    merci de prendre à chaque fois du temps alors que tu as fort à faire chez toi!

    bonne journée

    bises

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    1. Merci pour ton retour !
      "C'est pour cela qu'il faut sans doute s'écouter les uns les autres, en discuter et ensuite rédiger ensemble des propositions. Car sinon cela revient à faire comme le gouvernement: imposé sans discuter!"
      C'est très exactement ce que je ressens... Tout à l'heure j'ai lu que la majorité serait pour les tests donc qu'il faudrait se raisonner et qu'une poignée de familles n'ont pas à imposer leurs idées.. Le nombre ferait la force (et pourtant je ne suis même pas sûre que ce soit vrai ! Je ne suis pas sûre que si tout le monde avait le choix la majorité des familles demanderait des tests...), tant pis pour les autres... tant pis surtout pour les enfants... ils ne seraient qu'une poignée...

      Quant à ta conclusion hélas tu as raison et je me dis que je me fourvoie peut-être... si mes filles ne soutenaient pas mon combat, j'aurais renoncé... mais là il est 9h55, nous sommes mardi et j'ai encore tant à préparer pour elles... Il serait tellement plus simple de faire comme si je ne voyais rien. :( Tellement mieux peut-être pour elles... Mais elles aussi veulent avoir le choix...

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  12. Ce serait tellement plus simple si tous ensemble, on pensait d'abord aux enfants. Perso quand j'ai choisi l'IEF pour mon fils, je ne l'ai pas fait pour moi (car j'avais déjà tant à faire),mais pour lui. Car je voyais que l'EN ne lui correspondait pas, qu'il avait besoin d'autres choses. Depuis que mes enfants sont petits et entrés à l'école, je disais toujours à mon mari: "ah! si je pouvais faire l'école à la maison, ils prendraient leur temps et y arriveraient mieux sans compétition...",mais à cette époque, nous pensions que c'était interdit, que l'école était obligatoire et tout était très peu répandu comme maintenant. Dommage! Mais au bout de x année, c'est chose faite pour lui (les autres suivront certainement!) et non pour moi.
    En fait en t'écrivant, je me rends compte que là aussi nous faisons comme le gouvernement "on ne pense pas aux enfants, mais à nous parents". Le gouvernement pense à eux, à l'europe, à ne pas se faire tirer les oreilles lorsque les résultats sont catastrophiques...et au terrorisme au lieu de penser avant tout aux enfants,à leur bien être, leur avenir.. :(
    Tes filles, avec leur jeune âge, sont très matures et ont tout à fait raison. Car malgré tout, il faut le faire pour ceux qui suivent même si nous ne sommes plus concernées. Peut être que nos petits-enfants feront L'IEF. Pour ma part, mes enfants me disent déjà qu'ils viendront me voir pour l'école de leurs enfants! Donc si au fil du temps, certaines personnes ne se seraient pas battues pour la liberté, comment vivrons nous actuellement? aurions nous réellement cette liberté que beaucoup de pays admirent? Je ne pense pas. Et pourtant ces derniers mois, je me sens de moins en moins libres dans ce pays.

    Je pense qu'il faut se battre tout en pensant à prendre du temps pour nos enfants. Ce sont aussi les vacances et il faut profiter de ses moments pour être avec eux, sortir...

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  13. Il y a un dialogue de sourd et c'est très triste... :( Vraiment...

    Une seule voix parvient au gouvernement depuis très longtemps. Voilà une autre voix et soudain, on ne veut pas en discuter, on veut la faire taire...Les propositions de Laurence sont sûrement perfectibles et je trouve Isa Lise que tu y apportes certaines nuances intéressantes...

    Mais, personne ne demande des tests. L'idée, "celles qui en veulent en ont, et celles qui n'en veulent pas n'en ont pas" est assez loufoque...Celui qui veut imposer les tests, nous reprécisons, c'est le gouvernement. Les propositions peuvent être considérées imparfaites, mais elles cherchent à freiner la casse ...

    Il est très probable qu'avant le vote d'application, le gouvernement aura déjà en main l'orientation de la circulaire. L'idée de Laurence, différente, est d'aller au devant et de participer à la circulaire, car au gouvernement l'idée de contrôle, ne nous leurrons pas, est clairement déjà décidée.


    Le dialogue est fermé pour quiconque désire aller présenter autre chose que ce qui existe déjà et que le gouvernement rejette... Des personnes comme Laurence, comme moi, craignent la loi Ciotti qui signerait la mort de l'IEF.

    Si Laurence fonce avec ses propositions semblant marcher de l'avant sans tenir compte des autres (elle offre ses propositions à discussion sur son blog pour un débat pourtant...) c'est que le dialogue avec les unschoolers a été tenté par elle, par moi et bien d'autres pour négocier autrement avec les instances institutionnelles et on se fait chaque fois envoyer paître...

    Et c'est en pensant à nos enfants, eux seuls, que nous espérons rendre ces contrôles acceptables pour les deux parties et pour la majorité de l'IEF...

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    1. Grandir près du chataignier ça fait des années que nous échangeons via blogs, j'ai appris à t'apprécier, à te respecter même si tes choix sont différents des miens.

      Mais je ne vois pas où est le débat à partir du moment où il y a des tests, c'est ça ce que vous ne comprenez pas... Il y a tant de familles qui souffrent à cette idée que je viens de créer un groupe pour elle... Ne pouvez-vous pas voir que vous avancez comme des bulldozers ? Des bulldozers emplis de bonnes intentions sans doute, mais des bulldozers tout de même...

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    2. Lisa, j'ai appris aussi à t'apprécier.
      Je ne demande absolument pas de tests, les tests c'est le gouvernement qui le demande.
      Or, le point de friction repose sur la façon d'affronter et les peurs qui en découlent...

      Pour vous, la peur la plus grande ce sont les tests qui deviendront obligatoires. Et vous voulez lutter pour le maintien de ce qui est en l'incluant dans la loi.

      Pour nous la menace est la suppression du droit à l'IEF. Nous ne croyons plus que le "touche pas à ma liberté d'enseignement" sera entendu. Et plutôt que de se faire imposer un contrôle qui ne correspondrait pas aux enfants IEF, nous voulons prendre les devant pour la circulaire avec des propositions qui seront "réellement" à même de convaincre le gouvernement.

      Vous avez l'impression d'une trahison ... or, nous travaillons à la même cause, seulement notre vision des événements diffère. Nous pensons que la bataille du statu quo est déjà perdue et qu'il faut sauver le soldat Ryan (le système déclaratif) en essayant de participer pour ne pas que les enfants en difficulté soient pénalisés et que la liberté d'enseignement perdure.

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    3. Mais l'IEF ne sera pas supprimé ! La proposition de Ciotti, je n'y crois pas et d'ailleurs plusieurs co-signataires ont depuis changé d'avis.

      La menace réelle ce sont les amendements et le décret qui vont exactement dans le même sens que Laurence...

      Il ne s'agit pas de se sentir trahis, il s'agit d'avoir le sentiment que les enfants ne sont pas pris en considération... Ici n'apparait pas toute la souffrance qui peut se cacher derrière les tests mais il y a certains témoignages édifiants malgré tout, relis-les. Tu verras qu'ils n'émanent pas de unschoolers...

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  14. Je voudrais juste commenter un point : "Mais, personne ne demande des tests. L'idée, "celles qui en veulent en ont, et celles qui n'en veulent pas n'en ont pas" est assez loufoque..."

    Le problème n'est pas de savoir ce que l'on veut (car alors ce serait encore quelque chose de radicalement différent) mais de savoir ce que certains enfants peuvent endurer.

    C'est ce qui est nié ici, et par le gouvernement, et par les propositions de Laurence.
    Qui en l'état sont plus qu'imparfaites, elles ne freinent rien du tout : elles entérinent le décret dans ce qu'il a de plus dangereux.

    Ils ne faut pas penser qu'à vos seuls enfants, il faut penser à TOUS les enfants.

    Ce n'est pas une question de formel VS unschooling. Je suis très formelle, notre instruction, nos supports sont d'ailleurs quasi identiques aux vôtres et à ceux de Laurence...

    Et pourtant, je ne peux accepter ces propositions car ce serait une catastrophe pour deux de mes enfants.

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  15. j habite dans un département très ouvert ,l endroit ou j étais avant l était un peu moins , nous avions des tests (1 heure pour le cp ,et j ai du dire stop !)
    mon premier contrôle ici , c est très bien passé juste une discussion sur ce que nous faisions , l interet pour les supports ,un peu de questions à mon fils ,parfait !
    cette année , un autre inspecteur qui n a pas regardé les supports ,seulement voulu que mon fils lui raconte ce qu il faisait (sur le principe c est bien ,hein !) mais les question étaient , je ne sais pas trop comment l expliquer ,délicates
    pour exemple il lui a demandé à quoi sert une division (le premier qui dit diviser est viré ;) ) mon fils ne savait pas quoi dire ,déjà qu il était stressé là ça a tourné à la torture ! mais l inspecteur n a pas compris le problème (malgré les larmes ) il n a pas arrêté ses questions
    je dois préciser que nous suivons plutôt le programme et avons des supports scolaires (et d autres pas )
    nous nous déplaçons ("il y a eu des problèmes avec des familles " et " vu les distances , c est plus simple pour eux ) , nous sommes à 40 km de l inspection ,si mon véhicule venait a avoir un gros problème , je ne suis pas sure que je pourrai réparer dans les 3 jours ,je suis à 15 km du bus donc comment faire ?
    je suis plutôt "formatée et psychorigide" et je trouve que c est bien de contrôler les familles ,que les enfants qui ne savent pas lire à 10 ans , c est grave ;mais je me soigne , les enfants sont des éponges et apprennent énormément tout seuls , la lecture peut s apprendre à n importe quel age , nous même apprenons chaque jours , alors il faut être ouvert et se battre pour ne pas leur donner le bâton pour se faire battre ( lorsque j ai lu les proposition de L j ai eu l impression de lire des propositions du gouvernement )
    merci pour tes propositions et le temps que tu passes pour ça et pour ton blog
    je pense que tu es un exemple pour beaucoup de famille ief
    isa

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    1. Merci pour ton retour Isa et désolée que vous ayez vécu ça... Nous continuerons de nous battre pour que les enfants soient plus respectés...

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  16. Je voulais m'incruster mais tout a été dit.
    Ce qui me désole le plus, c'est la scission palpable au sein de la communauté (en principe "ouverte)de l'IEF. Et cela profite à qui ? Cherchez l'erreur !

    Pour le reste, tu as tout dit et d'autres encore...
    Comme on dit, "pourvu que ça marche" !

    Bon courage.
    Valérie

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    1. Hélas...
      Merci de ton soutien Valérie !

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  17. En effet tout a été dit...Je voulais juste rectifier une chose : je ne me suis JAMAIS exprimée au nom de toutes les familles IEF. Je ne l'ai écrit nulle part !!!! Il s'agit là de vos interprétations. Vous avez attisé tout autant que vous semblez me le reprocher les clivages. Voilà ce que j'ai fait : j'ai écrit des propositions dans un esprit qui a toujours été le mien (il suffit de lire mon blog), il n'y a donc si surprise ni trahison. Je les ai publiées, ce que j'aurai tout autant pu ne pas faire pour ouvrir le débat. Qui d'autre l'a fait? Quelles propositions ont publiées les associations, les collectifs? vous pouvez me le dire? Ils rencontrent les uns les autres, nous avons un mal fou à savoir ce qui se dit, se décide. Est-ce plus représentatif? non! J'ai invité ensuite ceux qui le SOUHAITAIENT à s'associer à ces propositions pour que je puisse les proposer en plus haut lieu. Ai-je parlé au nom de tous? NON! Je n'ai pas d'ambitions despotiques. Je parle d'abord en mon nom, et je crois que ces propositions peuvent servir le plus grand nombre sinon je ne me serais pas donné autant de peine. Mais je sais que certains trouveront toujours quelque chose à redire parce que c'est dans l'ordre naturel des choses. Dois-je me taire pour autant? NON!
    Après tout qui vous empêche de faire des propositions? Qui vous empêche d'agir? Moi? NON!
    Je réfute le terme de communauté IEF parce qu'elle n'existe pas et n'a jamais existé. Le communautarisme n'est d'ailleurs pas souhaitable à mon avis.
    Enfin, je suis ravie de voir que certaines connaissent ma vie mieux que moi même ! Je lis de ces choses depuis des semaines, à la limite de la diffamation...c'est consternant ! Donc non, je ne suis pas seule, je suis entourée de familles IEF...et si, de nombreuses familles soutiennent ces propositions, il se trouve juste que ces infos ne sont pas portées à votre connaissance et n'ont pas à l'être (tout le monde n'a pas forcément envie de se faire insulter comme Brune ou moi).Nombreux sont ceux qui supposent ou laissent entendre un tas de choses sur ma personne sans connaitre le dixième de ma vie, de mes combats, de mes actions bénévoles (oui parce que je ne me fais pas "du fric sur le dos de l'IEF" sic!), de mon amour des enfants etc...

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    1. Tu parles de les relayer auprès du ministère, tu te poserais donc en représentante... C'est là qu'est le problème.

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  18. Après une courte nuit, je décide de clore les discussions sur ce sujet et je m'en explique :
    - Je continue de penser que ces propositions sont une mauvaise idée et je reprécise pourquoi ci-dessous.

    - Nous avons été nombreux à expliquer pourquoi elles nous semblaient des mauvaises idées. Il y a eu beaucoup d'accusations, de colère des deux côtés. A titre personnel ça me convient pas : ceux qui suivent mon blog savent que je revendique le droit à la pluralité, aux choix différents.
    Pour moi une communauté ce n'est pas faire les mêmes choix, ce n'est pas être d'accord sur tout, c'est aller vers l'autre dans une volonté d'échanges.

    - Il a été dit que les contrôles devenaient plus difficiles ces derniers temps. Pour rappel le premier billet évoquant ces propositions démontrait que les soucis existaient depuis au moins 1998...
    Billet à retrouver là : http://apprendreavecbonheur.blogspot.fr/2016/07/renforcement-des-controles-en-ief-la.html

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  19. - Il a été expliqué que ces propositions permettraient de limiter la casse. J'ai mis un peu de temps à comprendre que certains pensaient ainsi à cause de la proposition de Ciotti qui vise à limiter l'instruction en famille.
    Il est important de se défendre contre cette proposition mais je ne suis pas convaincue du tout qu'elle passera pour des raisons politiques et parce que certains co-signataires ont changé d'avis (n'hésitez pas à voir ou revoir les débats à l'Assemblée nationale).

    - Alors de quoi protègeraient ces propositions ? Des amendements ? Pourtant elles sont quasiment identiques. Il suffit de reprendre mes billets ou tout simplement de les comparer.

    - En revanche je note :
    "plus possible de se soustraire aux tests". (extrait des propositions)
    Et le plus gros problème de ces propositions est là.
    Des tests imposés.

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  20. - Une proposition par conséquent liberticide. J'ai entendu que non par des familles pratiquant des évaluations avec leurs enfants, c'est leur droit. Seulement si une famille ne pratique pas d'évaluation, elle a ses raisons, les imposer, c'est nier ce choix, par conséquent c'est une proposition tout aussi liberticide que les mesures envisagées par le gouvernement.

    - Il a été question des souffrances des parents suite à ces échanges parfois trop vifs.
    Il a été question d'entendre les besoins de l'Education Nationale.
    Les grands absents ont souvent été les enfants.

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  21. Pourtant il suffit, une fois encore de relire l'article opposant peur et faits...
    Beaucoup de contrôles n'ont pas été respectueux d'eux lorsqu'il y avait des tests.

    Pourtant bien des parents se sont exprimés sur le sujet...

    Stef26 a raconté les contrôles tels qu'ils ont été vécu chez elle : http://samuserensemble.canalblog.com/archives/2016/07/12/34074978.html
    Il est clair que cette famille n'a pas eu de chance.
    Il est assez rare de cumuler tant de soucis.

    En quoi imposer les tests y compris si obligation de tenir compte de la progression réalisée (et non prévue) garantira-t-il que ce sera le cas ?
    Sans formation ce serait inutile... Il y aura encore des méconnaissances et des préjugés, il y aura des pressions sur les enfants.

    En ce qui me concerne, je considère qu'imposer des tests est un incroyable retour en arrière.
    Nous avons pourtant réussi à obtenir la consultation des supports de plus en plus systématique...
    Consultation des supports, discussion sans évaluations : des conditions finalement plus proches du contrôle d'un enseignant.

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  22. Les grands oubliés, ce sont les enfants.

    Les enfants à profil particulier qui peineront à répondre.
    Lorsque tous les enfants à profil particulier seront reconnus dans le système classique, lorsqu'ils bénéficieront tous d'adaptations nécessaires, nous pourrons croire à un contrôle respectueux systématique ou presque. Mais avant c'est impossible.
    Sont-ils des "dommages collatéraux" à négliger pour le bien de la majorité?

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  23. Les grands oubliés, ce sont les enfants.

    Si tests imposés le contrôle reposera sur leurs épaules, ne nous leurrons pas. Les enfants, eux, ne s'y tromperont souvent pas...
    Quid des enfants phobiques ?
    Quid des enfants simplement angoissés ?
    Là aussi "dommages collatéraux" pour ces enfants qui vomissent tant ils ont peur du contrôle ?
    Pour ces enfants qui se trouvent ensuite bloqués dans leurs apprentissages?
    Pour ces enfants qui développent une grosse poussée d'eczéma ?
    Pour ces enfants qui étouffent au sens propre car crise d'asthme?
    Ils existent ces enfants.

    Bien des enfants ont été déscolarisés pour des raisons particulières et même si ce n'était pas le cas, pourquoi faudrait-il les oublier?

    J'ai réagi à ces propositions pour une seule raison : donner une voix à ces enfants qui en sont les oubliés.

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  24. Je n'ai jamais cherché à attaquer qui que ce soit. En revanche j'ai manifesté mon désaccord face à bon nombre de ces propositions.

    Je ne pouvais pas rester silencieuse, il m'a semblé important de rétablir les faits puis comme ça ne suffisait pas de préciser en reprenant les propositions et ce qui posait problème.

    On m'a répondu qu'il ne fallait pas surprotéger les enfants.
    C'est oublier que certains ont déjà beaucoup souffert.
    C'est oublier que les enfants sont différents.
    Certains partiront exécuter leurs tests, le sourire aux lèvres "m'en fiche, je vais leur montrer à ces inspecteurs!".
    D'autres auront le ventre noué et pourront en être affectés durablement...

    Lorsque ma fille aînée avait vécu les évaluations nationales, quasiment toutes les mamans parlaient du stress de leur enfant, de leurs difficultés à dormir et à manger. Et encore ces évaluations ne suffisent pas à imposer un redoublement, elles n'impliquent un possible changement de scolarité...ce qu'impliqueront des tests ratés y compris s'ils sont assortis d'une non obligation de résultats. A quoi serviraient-ils sinon? S'il n'est pas tenu compte des tests, autant ne pas en faire, non?

    Alors faut-il imposer cette pression aux enfants?
    Est-ce juste ?
    Est-ce constructif?

    Se battre, oui. Proposer autre chose, oui, également. Mais pas au détriment des enfants.

    Sur ces derniers mots je clos les commentaires. Je suis moi-même maman et je passe beaucoup trop de temps à commenter et même à me justifier...
    Et puis il y a trop de souffrances aussi chez les parents qu'ils soutiennent les propositions de Laurence ou y soient opposés.
    J'ai toujours recherché une démarche constructive, c'est vers quoi je veux retourner.
    Les débats continueront sans moi.
    J'espère simplement que les voix des enfants seront entendues.

    A tous je vous souhaite une bonne journée avec vos enfants !

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