mercredi 29 juin 2016

Vote liberticide contre l'instruction en famille à l'Assemblée Nationale avec 49 votants

amendements instruction en famille, article 14 bis

Aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, il a beaucoup été question d'enfant en danger.
Aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, le rapporteur général, Razzy Hammadi, le ministre Patrick Kanner et le député François Pupponi ont insisté sur l'importance de préserver les enfants dans l'objectif de défendre des mesures liberticides.
Pour rappel, le texte des amendements prévus sont ici et le décret envisagé est .

  • Selon le ministre de la Ville, de la Jeunesse et des sports : "Un enfant maltraité, c'est un enfant de trop". Selon moi aussi. 

Grâce à ces amendements des enfants seront maltraités, ce seront des enfants maltraités de trop.
Il pensait à la radicalisation, j'y reviendrai.
Il oublie les enfants en souffrance à l'école, il oublie les enfants phobiques qui pourront être convoqués dans un lieu où ils ont souffert.
Ils oublient les enfant qui subiront des contrôles non respectueux de leur mode de fonctionnement, de leur mode d'apprentissage. 
Il évoque la présence de plus en plus fréquente des huissiers et des avocats lors des contrôles de l'instruction en famille. S'est-il demandé pourquoi?
Il parle de médiatisation et de refus de l'accès au domicile. S'est-il demandé pourquoi?
J'invite M. le Ministre et ceux qui ne comprennent pas pourquoi à lire ce rapport d'Alain Quatrevaux.



  • Selon M. Hammadi, rapporteur général, "l'augmentation du nombre de familles procédurières explique l'augmentation du nombre d'enfants ou d'enseignements non contrôlés."

Là encore j'invite M. Hammadi à se demander pourquoi.
Hélas ces "détails" ne semblent avoir aucune importance aux yeux d'une bonne partie des socialistes présents aujourd'hui à l'Assemblée nationale.
Un enfant qui  ne peut plus apprendre parce qu'on n'a pas respecté ses besoins, en particulier lorsqu'il s'agit d'un enfant à profil particulier, c'est un enfant qui a besoin d'être protégé et c'est ce que ses parents font avec ces procédures.
Une procédure n'est pas un divertissement !
Il arrive aussi et surtout qu'un contrôle n'ait pas lieu parce que l'administration n'a pas réussi à s'organiser pour le programmer...
La conclusion est de toute façon erronée puisque, selon les chiffres de la DGESCO, à peine 50 % des instructions en famille étaient contrôlées il y a 10 ans quand 70 % le sont désormais...

  • Mme Corre, rapporteuse, affirme : "Quand on a rien à se reprocher, on n'a pas peur du contrôle". 

Elle propose qu'on la contrôle, qu'elle n'a rien à cacher.
Réalise-t-elle qu'elle est une adulte et qu'il s'agit d'enfants?
Si un lieu est imposé avec de probables tests à la clé, ce ne seront pas les adultes qui seront contrôlés, pas l'instruction, mais les enfants. Doivent-ils être contrôlés pour vérifier qu'ils n'ont rien à se reprocher?
Elle aussi manifeste une véritable méconnaissance de la réalité des contrôles et plus encore des apprentissages différents qui peuvent être proposés! Cette semaine encore j'ai partagé un lien sur une école différente où les notes ne sévissent pas.
Toute pédagogie innovante commence par être critiquée, mais d'ores et déjà des pédagogies sans évaluation ont montré leur efficacité. Il ne s'agit pas d'avoir quelque chose à se reprocher, mais d'apprendre autrement et de souhaiter un contrôle qui en tienne compte, ce qui trop souvent n'est pas le cas!

  • Ce soir tous les amendements de rejet de cet article 14 bis ont été rejetés d'un revers de main.  Merci cependant à ceux qui les ont déposés!

Ce soir j'ai très nettement eu l'impression que rien de ce que pouvaient affirmer les opposants à cet article 14 bis n'a été écouté par certaines personnes enfoncées dans leurs fausses certitudes...
Pour ces amendements de rejet, 64 présents : 46: contre, pour :17.

- Exit le regret de la non présence de la ministre de l'Education nationale.
Une poignée d'enfants ne méritait pas sa présence, ses explications, son intérêt...

- Exit les arguments de M. Dhuicq qui exprime l'importance des voix de pluralité pour qu'une société se porte bien, ceux de M. Poisson qui craint qu'on ne renie la liberté d'enseignement. Merci à vous d'avoir porté nos voix.
Après tout ne l'a-t-on pas dit et répété : la liberté d'enseignement n'est pas menacée selon les dépositaires de ces amendements...

- Exit la voix de M. Lurton qui explique qu'on risque ainsi d'uniformiser l'enseignement, voire de l'immobiliser... Merci à vous d'en avoir parlé !
Mais pour entendre M. Lurton, il faudrait entendre qu'on peut apprendre et se passer d'évaluations...
Une fois encore laissez-nous expérimenter d'autres modes d'apprentissage, les enfants ont tout à y gagner, plus encore les enfants qui ont des besoins spécifiques.
Mr Kanner l'a pourtant dit : "Un enfant maltraité, c'est un enfant de trop". Mais qu'est donc un enfant qui rentre en larmes jour après jour de l'école?
Tous les enfants ne souffrent pas à l'école, mais laissez-nous une chance de vous présenter nos moyens d'apprendre autrement, laissez-nous échanger avec l'école au lieu de nous voir comme une menace à contrôler si nos choix sont différents! 

- Exit Mme Attard qui explique que tout le monde peut un jour être concerné... Oui tout le monde peut l'être... Un enfant phobique ou ayant vécu un harcèlement ne sera-t-il pas maltraité s'il est convoqué dans un lieu où il a souffert, si l'administration a le dernier mot parce qu'elle pense administration et non humanité ? Merci Mme Attard de vous être sentie concernée.

- Exit M. Chassaigne qui ajoute "N'allons pas créer de difficultés supplémentaires même si moi à titre personnel je n'ai pas l'impression que ce soit la bonne solution".
Nous ne demandons pas que tout le monde nous approuve, simplement qu'on respecte nos choix et qu'on comprenne que parfois ce choix est un choix imposé par les circonstances. Parfois un enfant sans école a beaucoup souffert, parfois la famille aussi, pourquoi ne pas soutenir au lieu de ne pas chercher à comprendre? Pourquoi au moins ne pas ajouter une difficulté supplémentaire?
Merci M. Chassaigne d'avoir pensé à ces familles, dommage que vous vous soyez abstenu de voter...


- Exit M. Mamère qui explique l'importance de la formation des personnes en charge du contrôle, ce qui n'est pas le cas d'un bon nombre d'entre eux. Trop souvent ils ne connaissent pas nos pédagogies différentes. Lui aussi s'est demandé pourquoi ces amendements étaient dans la loi sur l'Egalité et la citoyenneté.
Merci M. Mamère d'avoir posé cette question, merci d'avoir pensé à la formation des personnes en charge du contrôle, aux problèmes que ce manque de formation posait. J'ai applaudi en vous écoutant, hélas vous n'avez pas voté...

- Exit M. Hetzel qui a rappelé que le gouvernement avait déjà l'arsenal juridique pour agir en cas de problème. Il ne fut pas le seul, ils parlèrent dans le vide.
Merci à vous d'être intervenu ainsi qu'à MM. Bompard, Morel A-L'Huissier,  Reiss, Verchère et Lassalle.
Merci à MM. Fromion, Gosselin, Le Fur, Mariton et Tian d'avoir voté contre. 

- Merci à M. Breton d'être intervenu à plusieurs reprises, y compris lors du passage en commission de ces amendements, c'est-à-dire avant ce vote où vous aviez la parole mais où manifestement on vous entendait sans vous écouter ainsi que vos collègues.

- Merci à Mme Le Callennec d'être intervenue, vous aussi, à plusieurs reprises... Merci d'avoir attiré l'attention sur le fait que la radicalisation était liée au rassemblement pour mieux endoctriner, or, comme vous l'avez dit, les regroupements pour l'instruction sont interdits...

  • Ce soir l'amendement 14 bis a été voté avec 32 voix pour et 17 contre. 

Oui 49 votants pour une décision aussi lourde de sens.
49 députés pour 577 députés... 8 % des élus... 5,54 % des élus ont décidé ce soir d'amendements liberticides quoiqu'en disent ses défenseurs...
Ce soir je me coucherai le coeur lourd en me disant qu'ils n'ont pas su peser leur décision.
Ils prétendent agir pour le bien des enfants. Pour ma part je partage l'avis de Noël Mamère "Les enfants en danger, ils ne sont pas forcément où on les croit" tandis qu'il évoquait une suppression d'aide aux devoirs dans sa circonscription...

Les mots ont été prononcés : lutte contre le terrorisme. A titre personnel je pense qu'il y a aussi un désir de récupérer plus d'enfants à l'école, des familles auront peur des contrôles, des familles scolariseront sans doute. Il y aura des procédures supplémentaires avec d'autres familles car ces amendements entrent en conflit avec d'autres textes.

Oui je comprends le besoin de lutter contre le terrorisme. Moi aussi je souffre que des enfants soient endoctrinés. Moi aussi je souhaite un pays où mes enfants grandissent en paix.
Cependant croyez-vous vraiment que les radicalistes ne sauront pas contourner cette mesure? Elle n'était pas utile, un arsenal juridique existe déjà...
En revanche ces amendements ne sont pas la bonne mesure pour nous, parents simplement soucieux de nos enfants... Ils sont la porte ouverte à la prochaine mesure, le décret imposant tests et rythmes scolaires, niant ainsi la liberté pédagogique, les besoins des enfants.

Les amendements sont votés, la loi n'est pas encore validée à l'assemblée nationale (elle le sera certainement), il y aura une navette, un passage auprès du Sénat.
La bataille n'est pas finie, les familles sans école vont continuer de se battre pour qu'enfin les yeux s'ouvrent. Nous continuerons d'informer, d'expliquer, de rencontrer parce que nous sommes simplement des citoyens attachés aux droits de nos enfants.

  • Pourquoi ne pas prendre le problème autrement?

Puisque le problème vient de difficultés de communication entre familles sans école et personnes en charge du contrôle, entamons enfin ce dialogue que nous sommes si nombreux à demander.
Nous sommes prêts à vous rencontrer, à vous expliquer.
Nous n'avons pas peur du contrôle.
Nous ne voulons pas de contrôle qui ne respecte rien ni personne. 

Les portes ne seront plus closes lorsque les familles sauront que les personnes viennent pour échanger, non pour piéger, pour demander bien plus qu'on attend d'un enfant scolarisé.
Les portes ne seront plus closes lorsque les personnes en charge du contrôle auront systématiquement pris le temps d'avertir de leur visite et de s'assurer que les familles sont là!

Retrouvez ici mes autres participations sur l'actualité IEF. 
Un article sur le sujet sur le blog de la liberté scolaire là.

24 commentaires:

  1. Merci pour cet article! oui ce soir je suis triste, très triste pour nos enfants mais je veux encore y croire et me battre! Merci aux députés qui ont défendu la liberté de nos enfants!

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    1. Moi aussi... maintenant nous pouvons contacter ou continuer de contacter les sénateurs à défaut d'espérer un réveil des députés qui ont voté cet amendement.

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  2. C'est tellement triste que nos enfants soient traiter comme du betails de la part de ce gouvernement . Encore une fois c'est de la manipulation masquée ont nous fait croire que c'est pour lutter contre le terrorisme mais a ma conaissance ces terroristes ne sortent pas de l'IEF mais belle et bien de l'education Nationale et donc des écoles publiques ! Qu'ils fassent des amandemants pour sortir ces jeunes de la rue plutôt que de vouloir arracher les notres qui sont instruit en famille ! Consternée , outrée ! Nous rentrons dans une dictature petit à petit sans nous en rendre compte ...

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    1. Moi aussi je ne comprends pas... il y a tellement à faire à l'école... pourquoi se concentrer sur nous alors qu'à ce jour aucun terroriste n'est issu de l'instruction en famille...

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  3. La bataille n'est pas finie NON ! Et j'espère que nous serons nombreux à nous activer pour rencontrer les personnes politiques de chaque coin de France pour les informer et les rassurer.

    Car ce qui ressort aussi de cette assemblée c'est que ceux qui n'ont pas été en contact avec des familles IEF ont des craintes et réagissent "par peur de" qui semble être le seul crédo de ce ministère et son unique plan d'attaque !! Je suis persuadée que pas mal d'entre eux auraient pu avoir une conscience ébranlée suite à un entretien avec des gens pratiquent l'instruction en famille.

    Vivre cachés en IEF ne permet pas de vivre heureux. Nous avons la preuve qu'il faut faire valoir ce droit et ça passe par la reconnaissance de notre pratique !


    Bel article ! Je partage !


    Gana

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    1. Tout à fait d'accord avec toi ! La méconnaissance engendre la peur et la peur fait commettre des erreurs ! C'est bien pourquoi il aurait fallu que les associations, des familles soient présentes, qu'un vrai débat ait lieu afin d'expliquer pourquoi ces mesures sont liberticides puisqu'on ne cesse de répéter à tort qu'elles ne le sont pas!

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  4. Battez-vous!
    En Suisse on vous regarde (parents IEF & autorités), car votre influence ici est non-négligeable!
    Surtout que la France a longtemps été vue comme 'pays refuge' si le pire devait arriver ici...

    Courage!

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    1. Oui j'ai vu les conditions qui sont les vôtres... absolument irrespectueuses des enfants... Dans bien des pays des associations se battent pour que le droit à une enfance différente soit respecté...
      Merci de ton soutien!

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  5. merci de ton article
    j'enrage... et je partage !

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    1. Merci pour ton retour et ton partage Gwen...

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  6. Je ne suis pas directement concernée par cette loi mais consternée, ça oui… Je partage aussi.
    Courage à vous !
    Je t'embrasse.

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  7. C'est malheureux oui... Moi j'aimerais bien que ce type de controles soientt au moins une fois donnés aux enfants qui sont dans le public! Nous pourrions constater le niveau par rapport à tout ces enfants instruits en famille car bien malheureusement leur niveau est bien bas...

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    1. Moi pas... Si j'estime ces contrôles iniques et faisant planer une pression trop forte sur les enfants, je ne souhaiterais pas que celle-ci plane sur les petits scos. Mais je comprends votre colère car on attend bien plus de nos enfants que des enfants scos.
      Bonne journée à vous !

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  8. Comme je suis la reine pour arriver toujours au moment des réformes... Je suis dépitée, mon fils a 3 ans et je me dis que peut être d'ici ses 6 ans, l'IEF sera peut etre interdite...

    Bon j'essaie aussi de garder espoir et merci à vous tous pour vos contributions. Je continue à partager...

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    1. Gardez espoir Lara... Cela fait des années que nous nous battons pour préserver la liberté d'instruction. Ces mesures sont grandement limitantes mais d'une part elles ne sont pas encore effectives, d'autre part elles ne constituent pas une interdiction d'instruire son enfant. Bonne découverte des apprentissages en famille! :)

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  9. Merci pour cet article. Par contre, les "Mr" (Mister) à la place des "M" (Monsieur), ça n'aide pas à soutenir l'IEF.

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    1. Bonjour Emmanuel et bien si. :) J'ai appris à l'école (il y a quelques années déjà) à écrire Mr. et c'est dans le cadre de l'instruction en famille que je prête attention au fait qu'il faut en réalité écrire M. Correction faite donc.

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  10. Ce déni de la liberté d'instruction est-il bien constitutionnel ? A voir pour plus tard si jamais les choses ne tournaient pas dans le sens que nous souhaitons...

    C'est vraiment une liberté fondamentale qui est ici malmenée mais l'IEF est restée trop confidentielle en France pour peser dans le débat. A chaque fois, nos droits ont été grignotés mais on se disait que le principe perdurait. Nous sommes malheureusement trop peu nombreux pour faire peur ou embarrasser un quelconque pouvoir en place. Dommage !

    C'est vrai que les enfants sont de moins en moins contrôlés mais à la fois, les familles ne sont pas responsables des carences de l'administration. Il y avait bien d'autres solutions à trouver que tordre ainsi le cou à l'IEF...

    Nous ne sommes plus concernés mais je suis triste pour les familles avec de jeunes enfants et qui vont faire l'expérience d'un dur labeur à l'avenir et plus triste encore pour celles qui projetaient d'expérimenter l'école à la maison et qui vont dorénavant avoir le sentiment que l'on vient de leur ôter une vraie liberté de parents et donc qui préféreront renoncer.

    Oui, triste, très triste...

    Valérie

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    1. Bonjour Valérie,
      Les assos planchent sur ce point...
      Par contre les contrôles d'instruction ne sont pas moins nombreux, au contraire ! Selon les chiffres de la DGESCO, en 2006 et 2011 le pourcentage était inférieur à 50 %, aujourd'hui il est de 70 % !
      L'argument est de toute façon faussé...

      Tout à fait d'accord avec ta conclusion...

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  11. Ah oui ? Pourtant il y a encore quelques années, les contrôles ici se déroulaient régulièrement alors que maintenant, ils peuvent ne pas avoir lieu pendant deux ans et plus...

    L'augmentation dont tu parles n'est-elle pas due à l'augmentation du nombre d'enfants en IEF plutôt qu'à une véritable régularité des contrôles (en théorie annuels) ?

    Cela dit, comme il est difficile d'obtenir des chiffres de la part de l'Administration, cela ne facilite pas l'opinion que l'on peut se faire de l'application des lois en vigueur.

    Mais à mon sens, ce ne sont pas les contrôles qui sont le coeur du problème mais bien la formation des personnels de l'EN qui viennent nous visiter. Un contrôle bienveillant peut être tellement gratifiant pour un enfant (nous l'avons vécu ici) mais nous avons vécu également un contrôle mitigé avec pourtant une personne soi disant formée au handicap. C'est un mauvais souvenir et je l'aurais volontiers fait avoir si la seconde personne n'avait pas été quant à elle, ouverte et attentive. Le rapport était bon alors nous n'avons pas insisté. Des années plus tard, je me dis encore que nous avons eu tort de ne pas le signaler...surtout compte tenu de la tournure des événements aujourd'hui !

    Bon dimanche et bonne huitaine alors...
    Valérie

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    1. Cette augmentation est bien liée à l'augmentation des contrôles et non à l'augmentation du nombre d'enfants instruits en famille (chiffres donnés par le CPLI (collectif des assos) et issus des données de la DGESCO).
      Peut-être est-ce une impression de ta part parce que vous êtes moins contrôlés ? J'ai déjà entendu parler d'inspecteurs contrôlant tous les deux ans lorsqu'ils sont satisfaits de l'instruction pratiquée. Ou alors une particularité locale?
      Dans mon département je n'ai pas constaté moins de contrôles sauf problème d'organisation de l'IA ou conflit lié à des conditions non respectueuses de l'instruction choisie.

      Une fois encore d'accord avec ta conclusion. Ce ne sont pas une augmentation ou un durcissement des contrôles qui permettront que les choses se passent mieux, mais bien un dialogue et une meilleure formation des personnes en charge du contrôle.
      Bon dimanche!

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  12. Encore un texte restreignant les libertés qui est voté par une minorité !
    Une fois de plus, aucun respect de la différence. L'uniformisation, c'est vraiment le maître mot de cette société.
    Tout le monde doit rentrer dans le cadre, être un brave petit consommateur (à l'école se sont les listes de fournitures scolaires, les tenues de sport... et le conditionnement entre élèves pour les objets de marque, les téléphones portables de plus en plus performants....)et surtout ne pas risquer d'avoir un oeil critique sur la société.
    La peur du terrorisme n'est qu'un prétexte.
    La preuve, si l'IEF est encore tolérée, il faut désormais suivre le programme scolaire, manière détournée d'imposer un mode de pensée unique.
    Je ne suis plus concernée par l'IEF, n'ayant plus d'enfant en âge scolaire. Je suis venue à l'IEF par rapport aux conditions de scolarisation de mon fils handicapé. Mon seul regret c'est de ne pas avoir osé tenter l'expérience plus tôt, avec ses grandes soeurs.
    C'est une telle richesse de pouvoir laisser s'exprimer les capacités de chacun dans un cadre rassurant, sans compétition.
    Alors je soutiens toutes les familles qui ont de jeunes enfants et qui se lancent dans l'IEF. C'est à mon avis, la meilleure façon de respecter les enfants.

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    1. Merci à toi pour ce retour et ce partage d'expériences!
      Pour le moment pas encore de certitude pour le programme scolaire, j'espère encore un miracle...
      Quant à tes remarques sur le handicap, pas surprise... Justement, tout à l'heure, au cours de mes recherches je suis tombée sur un document édifiant et vraiment peu d'enfants handicapés pour lesquels l'école s'adapte dans le secondaire... Alors qu'on leur laisse cette chance ! A eux, aux enfants qui ont des profils différents et à ceux qui veulent apprendre autrement...
      Bonne soirée !

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